23h30 : Fillon parle... une minute

L'ex Premier ministre encaisse la défaite : "La fracture qui traverse notre camp politique me frappe." Et d'ajouter : "Je ferais connaitre dans les jours prochains les formes que prendra mon engagement politique." En clair : un nouveau parti ?

22h45 : Jean-François Copé, nouveau président de l'UMP selon la Cocoe, s'exprime

La fumée blanche flotte au dessus de la rue de Vaugirard. Prenant le micro peu de temps après le verdict de la Cocoe, Jean-François Copé a exprimé sa gratitude envers les militants. "Ce moment démocratique a été un moment très important pour notre famille politique." Et d'ajouter : "Il est temps que l'opposition que nous incarnons se mette au travail."

"J'ai téléphoné à François Fillon, (...) mes mains et mes bras sont grands ouverts."

22h40 : La Cocoe s'exprime, enfin !

Patrice Gélard a pris le micro pour faire part "Nos statuts sont complètement inadaptés", a tout d'abord estimé le président de la commission. Après avoir dépouillé les 176 608 votants, voici le verdict :

Copé : 87 388

Fillon : 87 290 voix

22h30 : François Fillon devrait s'exprimer vers 22h40.

22h15 : Et si le duel se prolongeait ? Malgré le verdict de la Cocoe, le candidat vaincu pourrait, s'il le souhaite, "faire appel". En effet, comme le prévoit l'article 28 du règlement intérieur de l'UMP: "en cas de contestation, la Commission nationale des recours statue en dernier ressort"

21h42 : Selon une source du camp Fillon, relayée par plusieurs médias sur Twitter, l'écart entre les deux hommes serait de... 30 voix. Et ni l'un ni l'autre ne semble prêt à lâcher l'affaire. Pour rappel, le congrès épique du PS à Reims en 2008 avait permis à Martine Aubry par seulement 102 voix d'avance sur Ségolène Royal.

21h20 : Le planning de Karoutchi
Selon le lieutenant de Jean-François Copé, Roger Karoutchi, interrogé sur BFM-TV, la Cocoe est en train de délibérer et ne donnera pas de résultat "avant 23h30, minuit".

20h50 : La Cocoe délibère
La commission interne chargée de contrôler et valider les résultats de l'élection à la présidence de l'UMP a décidé de se retirer pour délibérer. Elle a poursuivi ses travaux toute la journée de lundi et il lui restait en fin de journée les procès-verbaux de trois départements à vérifier, selon des sources UMP.

Réunie au siège du parti, rue de Vaugirard (Paris XVe), elle a validé les résultats de la quasi-totalité des départements pour l'élection du président de l'UMP, disputée entre Jean-François Copé et François Fillon.

Il lui restait encore à analyser trois grosses fédérations, notamment celle des Alpes-Maritimes, filloniste, où des cas litigieux sont mis en avant par les copéistes, mais aussi celles des Bouches-du-Rhône et du Nord, favorables à M. Copé.

20h00 : Bayrou donne son avis
Le président du MoDem François Bayrou a constaté mardi l'existence d'une "double fracture", à droite avec la crise à l'UMP, mais aussi à gauche, avec "le virage pris par le président Hollande", appelant les politiques "responsables" à travailler ensemble au redressement du pays.

L'ex-candidat à la présidentielle a expliqué sur BFMTV qu'il y avait plusieurs niveaux de lecture de la crise traversée par l'UMP.

Derrière "l'apparence: un spectacle, avec tous ses côtés navrants, petits, souvent moches pour tous les gens qui aiment l'engagement politique", il a évoqué "un deuxième niveau, car ce n'est pas une affaire de personnes mais de ligne politique, avec ceux qui disent que le rôle de l'opposition c'est l'affrontement et ceux qui pensent qu'il n'y aura que dans le rassemblement que nous pourrons nous en sortir".

18h30 : Les souvenirs de  Ségolène Royal
La présidente PS de Poitou-Charentes Ségolène Royal, adversaire malheureuse de Martine Aubry pour la direction du PS en 2008, a estimé lundi, à propos de l'UMP déchirée entre deux candidats revendiquant la victoire, que "quand on tient l'appareil, c'est plus facile d'arranger les résultats".

"Oui, ça me rappelle des choses", a déclaré en souriant Ségolène Royal à une poignée de journalistes dont un correspondant de l'AFP à Poitiers, en marge d'une session du Conseil régional de Poitou-Charentes.

18h00 : Le MoDem dénonce un spectacle
L'eurodéputée MoDem Marielle de Sarnez a déploré lundi le spectacle donné par l'UMP pour l'élection de son président, jugeant que "la politique, c'est autre chose" et que l'opposition ne doit pas se limiter à "attendre que le pouvoir se casse la figure pour le remplacer".

"J'aime vraiment la politique, je suis engagée depuis longtemps et je crois que la politique, c'est autre chose que ce qu'on voit depuis 24 heures. Je regarde cela avec un sentiment de tristesse", a expliqué la vice-présidente du MoDem sur BFMTV.

17h30 : La Cocoe chauffe
La commission interne chargée de contrôler et valider les résultats de l'élection à la présidence de l'UMP, a poursuivi ses travaux toute la journée de lundi et il lui restait vers 17H30 les procès-verbaux de "10 à 20" départements à vérifier, selon des sources UMP.

En fin d'après-midi, la Cocoe, réunie au siège du parti rue de Vaugirard (Paris XVe), avait validé les résultats enregistrés dans plus de 80 départements pour l'élection du président de l'UMP, disputée entre Jean-François Copé et François Fillon.

Il lui restait encore à analyser les résultats de plusieurs grosses fédérations, notamment celle des Alpes-Maritimes où des cas litigieux sont mis en avant par les copéistes, à Nice, fief des fillonistes Christian Estrosi et Eric Ciotti, mais aussi des départements favorables à Jean-François Copé, comme la Seine-et-Marne

Les résultats définitifs de la Cocoe pourraient être connus en fin de journée, dans la soirée voire mardi.

15h45 : Pendant ce temps là, sur Twitter...
Les déboires de l'UMP ont suscité une avalanche de moqueries sur Twitter, où responsables et militants de droite s'en sont donné à coeur joie pour pointer du doigt une "farce" jugée "pitoyable".

Depuis que l'élection d'un nouveau président de l'UMP a viré à la guerre de tranchées entre les camps Fillon et Copé qui ont revendiqué chacun la victoire, les mots clés moqueurs pullulent sur Twitter: #UMPopcorn ou #UMPlosion ont ainsi été mentionnés plus de mille fois depuis dimanche soir.

Lundi matin, c'est un tweet d'un député UMP qui a fait rire les twittos. "L'avantage du RPR, c'est que nous connaissions le résultat de l'élection 48h avant le jour du vote, pas 48h après", a écrit @ThierryMARIANI, élu de la 11e circonscription des Français de l'étranger. Résultat: plus de 300 retweets.

15h15 : Najat Vallaud-Belkacem réagit
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé lundi qu'il fallait "en finir" avec le duel en cours entre François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, considérant que le pays avait besoin d'une "opposition constructive".

15h00 : Nice au coeur de la polémique
Les assesseurs pro-Copé et pro-Fillon ont décelé lundi une anomalie arithmétique concrète portant sur 128 bulletins dans le bureau de vote de la plus importante circonscription de la ville de Nice.

Dans la 1ère circonscription de Nice -bastion du député "pro Fillon" Eric Ciotti qui compte 2.300 inscrits- les militants ont voté dimanche sans surprise en masse (75,9%) pour François Fillon. Mais selon le procès-verbal validé à 03H15 lundi matin par des assesseurs des deux camps, avant son envoi à Paris, l'écart enregistré entre le nombre d'enveloppes de vote et les signatures sur les cahiers d'émargement est de 128.

Pour Bertrand Casiglia, un porte-parole local "filloniste", l'explication est simple: certains des 1.117 votants sont partis sans signer après avoir déposé leur bulletin dans l'urne. L'assesseur "copéiste" Didier Carrétero, présent toute la soirée à ce dépouillement, se montre moins conciliant: "128 signatures de décalage, c'est pas normal, quand on met une enveloppe on signe après".

14h15 : L'UDI se place dans le jeu
L'Union des démocrates et indépendants (UDI) a estimé lundi que l'élection interne à l'UMP attestait de la pertinence de sa propre création autour de Jean-Louis Borloo, l'opposition ne pouvant désormais rester "enfermée dans la fiction unitaire du parti unique".

"L'élection interne de l'UMP atteste de la pertinence de cette initiative et, au-delà des conflits de personnes prévisibles en pareille circonstance, il y a bien eu l'affrontement de deux lignes politiques différentes", écrivent dans un communiqué les députés Maurice Leroy et Philippe Vigier, porte-parole de l'UDI. "La création de l'UDI apporte aux Français une nouvelle offre politique indépendante, moderne et ouverte, clairement inscrite dans l'opposition et au centre droit", ont expliqué les deux élus, soulignant que leur parti a, lui, "choisi le 21 octobre à l'unanimité son président, Jean-Louis Borloo, et sa ligne politique".

13h05 : Désir dénonce "une guerre des chefs"
Lors d'un point presse, le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir a "déploré" que l'UMP soit "totalement tournée vers elle-même et vers sa guerre des chefs". Jean-Christophe Cambadélis, son ancien rival pour la tête du parti, n'a pas résisté de son côté à un commentaire ironique. "On est passé du statut de la droite décomplexée à la droite décomposée", a déclaré l'élu parisien au Nouvel Observateur.

10h45 : Le cri d'alarme de Juppé
Très présent sur la scène médiatique ce lundi, Alain Juppé a mis en garde les camps Copé et Fillon contre le risque d'éclatement de l'UMP. "Nous avons, je le répète, plus que jamais besoin d'une grande formation de la droite et du centre et c'est ça qui est en jeu. Je lance vraiment un cri d'alarme, c'est l'existence même de l'UMP qui est en cause aujourd'hui, alors il faut arrêter cette confrontation", a déclaré l'ancien Premier ministre, interrogé par i-Télé.

10h30 : La Cocoe reprend ses travaux

Avec un léger retard sur l'heure prévue, la commission électorale de l'UMP, la Cocoe, a repris ses travaux de contrôle des votes. L'aréopage avait interrompu sa tâche en milieu de nuit, alors qu'il lui manquait 50% des procès verbaux de résultats départementaux. Des représentants des deux camps assistent à la séance, dont Eric Ciotti pour François Fillon et Roger Karoutchi pour Jean-François Copé.

10h02 : Fillon réclame du "sang froid"
Toujours convaincu d'être "en avance" au nombre de suffrages, François Fillon a appelé tout le monde au "sang froid" à l'UMP. Alors que son adversaire, Jean-François Copé, s'est clairement posé en vainqueur au micro de BFM TV un peu plus tôt, l'ancien Premier ministre a dit attendre, dans un communiqué de son équipe de campagne, le verdict de la Cocoe. "À cette heure, notre décompte confirme l'avance de François Fillon, mais seuls les chiffres définitifs et officiels permettront de trancher la situation", précise le texte.

09h45 : Mariani préfère en rire
Sur son compte Twitter, Thierry Mariani, le co-fondateur de la Droite populaire, s'est livré à un trait d'humour grinçant sur l'imbroglio FIllon/Copé. "L'avantage du RPR, c'est que nous connaissions le résultat de l'élection 48h avant le jour du vote, pas 48h après", a écrit l'ancien ministre des Transports.

09h44 : Juppé veut la fin des "invectives"
Premier président de l'UMP, Alain Juppé a appelé François Fillon et jean-François Copé à se rencontrer dans les plus brefs délais. "J’appelle donc François Fillon et Jean-François Copé à faire cesser immédiatement les invectives qu’échangent leurs partisans, à s’engager à accepter la décision de la Commission de contrôle des opérations électorales, quelle qu’elle soit, (et) à se rencontrer pour jeter les bases d’une nécessaire réconciliation", écrit l'ancien Premier ministre sur son blog.

09h00 : Lellouche et Panafieu privés de bulletins
Selon leParisien.fr, trois élus Parisiens n'ont pas pu voter. Le député Pierre Lellouche et les conseillères de Paris Françoise de Panafieu et Florence Berthout, se sont en effet vu refuser le droit de vote, car ils n’avaient pas renouvelé leur adhésion à l’UMP avant le 30 juin.

08h31 : Raffarin veut dédramatiser
Interrogé sur RTL, Jean-Pierre Raffarin, soutien de Jean-François Copé, a appelé " à la dédramatisation parce que chaque fois que des élections sont serrées, ça se passe un peu comme ça, il y a ce type de conflit, il faut l'accepter". Analysant la situation, celui qui incarne une tendance centriste a reconnu que "le centre de gravité de l'UMP s'est déplacé plus à droite (...) C'est pour ça que je suis content pour les résultats de la motion humaniste que j'ai portée. On va pouvoir la faire exister avec un pôle d'ouverture", a affirmé l'ancien Premier ministre, pas tendre avec "les seconds couteaux" de François Fillon qui "continuent la campagne électorale".

08h30 : Copé revendique la victoire
Invité de BFM TV lundi matin, Jean-François Copé a clairement revendiqué la victoire à la présidence de l'UMP. Face à Jean-Jacques Bourdin, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), a dit "attendre sereinement" les résultats de la commission interne de contrôle du vote, la Cocoe. L'actuel secrétaire général de l'UMP réclame que les bulletins litigieux, dont le nombre reste inconnu, ne soient pas comptabilisés.

08h15 : Soirée "surréaliste" pour Le Maire
Sur LCI, Bruno Le Maire, neutre dans la bataille entre François Fillon et Jean-François Copé, a reconnu que son parti avait vécu une soirée "surréaliste". "Le surréalisme, c'est bien pour un dimanche soir, ça ne doit pas durer très longtemps", a ajouté l'ancien ministre de l'Agriculture, qui a souligné attendre patiemment le verdict de la commission interne, la Cocoe, chargée de valider les résultats.

08h10 : Pour Morano, Fillon "a perdu"
Soutien de Jean-François Copé, Nadine Morano a appelé François Fillon au "fair play", lundi matin sur les ondes d'Europe 1. "Les militants ne se sont pas laissés voler cette élection, ils sont allés voter massivement", s'est réjouie l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, pou qui, quoi qu'il arrive maintenant, François Fillon "a perdu", tant il était annoncé large vainqueur par les instituts de sondage.

07h30 : Le FN se frotte les mains
Interrogé par BFM TV, le vice-président du Front national, Florian Philippot, a estimé que le pays assiste "en direct le crash de l'UMP". "Il est évident que quelque soit le président (...) il n'aura aucune légitimité, puisqu'on a un parti qui est brisé en deux, 50-50, et donc un parti considérablement affaibli, qui en plus montre et étale ses divisions, les suspicions de fraude", a-t-il ajouté.

07h30 : Accoyer appelle au calme
Interrogé par BFM TV, Bernard Accoyer a tenté de ramener le came dans la maison UMP. Soutien de François Fillon, l'ancien président de l'Assemblée nationale a proposé la mise en place d'une "instance collégiale" qui dirigerait le parti en attendant la proclamation du vainqueur. Il faudrait "réfléchir à une instance collégiale pendant quelques jours", a fait valoir le député savoyard, qui ne serait pas contre l'idée d'une personne comme Alain Juppé pour gérer cette difficile transition. "Alain Juppé est tout à fait le type de personnage qui peut jouer un rôle majeur pour sortir de cet épisode regrettable", déclaré Bernard Accoyer, alors que le maire de Bordeaux était prudemment resté à l'écart de la bataille entre François Fillon et Jean-François Copé.

07h11 : Leonetti "inquiet" pour l'UMP
Sur Twitter, Jean Leonetti, soutien de François Fillon, a fait part de son amertume. "Présidence de l'UMP : Résultat encore diffèré par la commission de contrôle Je suis triste pour les militants et inquiet pour mon parti", a écrit l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Un peu plus tôt, interrogé par BFM TV, il avait plaidé pour une nouvelle élection. "Si on se trouve à une dizaine de voix près pour l’un ou pour l’autre, si on se trouve dans un climat de suspicion, il vaut mieux recommencer l’élection", avait-il déclaré.

06h45 : Rosso-Debord met la pression sur le camp Fillon
Interrogée par BFM TV lundi matin, Valérie Rosso-Debord, qui soutient Jean-François Copé, a demandé à François Fillon de "condamner les fraudes" supposées, surtout dans les Alpes-Maritimes. Pour l'heure, il est impossible de connaitre l'ampleur de la tricherie avancée par le camp Copé.

06h00 : La presse très sévère
A défaut de pouvoir écrire sur le nouveau président de l'UMP, les éditorialistes de presse régionale n'ont pas manqué de fustiger le spectacle montré par le principal parti d'opposition dimanche. "Totalement surréaliste et grotesque ! L’élection à la présidence de l’UMP a tourné à la tragicomédie", assène ainsi Jacques Camus dans la République du Centre. Une tournure des événements qui n'est pas sans rappeler celle que le PS avait connu en 2008. "On croyait avoir tout vu avec le congrès socialiste de Reims il y a quatre ans, et pourtant rarement parti gouvernemental aura donné spectacle aussi pitoyable que l’UMP hier", écrit Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Au-delà du scénario rocambolesque, deux enseignements politiques peuvent d'ores et déjà tirés : loin de l'unité recherchée, l'UMP est aujourd'hui "coupée en deux" (Hubert Coudurier dans Le Télégramme). En outre, cette absence de légitimité franche pour François Fillon ou Jean-François Copé ne peut que favoriser le retour au premier plan d'un certain Nicolas Sarkozy, à condition qu'il le désire. Et "si Sarkozy était le vainqueur du match Fillon-Copé ?", se questionnent ce matin bon nombre d'observateurs.

Résumé de la nuit
Aux alentours de 4 heures du matin, la Cocoe, qui n'avait vérifié que 50% des bulletins, a décidé de suspendre ses travaux jusqu'à lundi matin 10 heures, incapable de déclarer un vainqueur entre François Fillon et Jean-François Copé. Le camp de l'ancien Premier ministre revendique 224 voix d'avance. Celui du député-maire de Meaux affirme, lui, que son champion possède 1221 suffrages de plus que son rival. A 3 heures du matin, à la sortie du siège de l'UMP, rue de Vaugirard à Paris, François Fillon a reconnu ne pouvoir se déclarer vainqueur en raison de l'extrême incertitude qui entour le scrutin. Toutefois, l'ex-locataire de Matignon s'est dit "extrêmement choqué" de ce "dysfonctionnement majeur".