Sous-veillance
Alors que certains prédisaient l’effondrement de la consommation responsable sous l’effet de la crise, le réflexe s'installe. De plus en plus d’acheteurs s’informent sur les produits avant de les acheter. Pour Anne Barbarit, co-auteur de l’étude, ce phénomène appelé "sous-veillance" est indispensable : "Il faut recréer l’histoire du produit pour voir là où on peut agir". De nombreux outils existent comme les sites Consoblog.fr ou Noteo.info. Ce dernier note les produits en fonction de trois critères (santé, environnement et social).

Loca-boration
Sous ce terme, se cache le goût de plus en plus prononcé pour le troc et les échanges. Les communautés s’organisent, s'entraident et partagent services et objets. D’après Anne Barbarit, cela va même au-delà du grand public. "De nombreuses sociétés et copropriétés mettent en place des systèmes d’échanges", affirme-t-elle.

Disco-soupes
Par ailleurs, des initiatives visent à mettre en exergue le gâchis généré par nos modes de consommation. Dans la lignée de la FAO ( Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture)  qui alerte sur le milliard de dollars de denrées alimentaires gaspillé chaque année, les disco-soupes se multiplient. Elles permettent de sensibiliser le public autour de soupes géantes avec comme seules armes la musique et des économes. Ils s’agit alors d’éplucher des dizaines de kilos de légumes trop gros, mal calibrés et, disons-le clairement, moches.

Made by me
Autre grande tendance culinaire, le "Made by me" (fabriqué par moi). Les blogueuses de LaSupersuperette.com proposent régulièrement des recettes permettant de retrouver le goût de nos produits manufacturés préférés en n’utilisant que des ingrédients sains.

Made in France
Les professionnels de l’agro-alimentaire l’ont bien compris : en ces temps de crise, le bleu-blanc-rouge a le vent en poupe. De grandes entreprises, à l'instar de Danone, se remettent à valoriser les produits fabriqués en France. Anne Barbarit explique cette tendance par le fait que "consommer français n’est pas forcément plus cher, surtout au niveau alimentaire."

Hydrophobie
Nos assiettes ne sont pas les seules à être sous surveillance : nos verres en prennent aussi pour leur grade. L’agriculture et l’industrie pompent 92% de l’eau potable. Pour réduire cette surconsommation, des programmes se mettent en place. Adidas, par exemple, est passé de 25 à... 0 litre utilisé pour la confection d’un t-shirt. Cela a été rendu possible grâce à une méthode de fabrication maison Drydye, qui permet également de consommer 50 % d'énergie en moins et de limiter les produits chimiques utilisés. Dans la même veine, la marque Wool and the Gang propose de vous fournir laine, patron et instructions afin de fabriquer vous-même vos vêtements.