Cette fois, c'est officiel : la piste criminelle est désormais "la plus probable" pour expliquer la disparition depuis le 14 juillet de Marie-Josée Benitez et de sa fille Allison. Le parquet, qui avait ouvert depuis le 2 août une information judiciaire pour "recherche de personnes disparues", a en effet requalifié l'enquête en "assassinats" ce mardi. 

"Les développements de l'enquête (...), et la découverte de traces ADN d'Allison Benitez dans des traces de sang prélevées dans le congélateur familial et dans un lave-linge de la caserne" où travaillait son père, suicidé le 5 août, "amènent désormais à considérer l'hypothèse d'un assassinat comme étant la plus probable", précise un communiqué du procureur de Perpignan. 

Donner plus de moyens aux enquêteurs

Leurs empreintes génétiques des deux femmes ont effet été trouvées à deux endroits différents, un lave-linge et un congélateur, tous deux appartenant à Francisco Benitez, le 26 août dernier.  Les enquêteurs de la police judiciaire de Perpignan ont également découvert que l'homme avait tenté de dissimuler le congélateur, retrouvé dans la caserne où le légionnaire travaillait. De troublants éléments qui laissent de moins en moins de place au doute autour de la culpabilité du père, rapidement devenu suspect numéro un dans l'affaire.

Dans les faits, cette nouvelle information judiciaire vise à "donner au juge d'instruction un cadre d'enquête lui permettant de mener les investigations les plus approfondies et de mettre en œuvre tous les moyens juridiques nécessaires pour faire la lumière sur cette affaire", explique le Parquet. Mais l'objectif reste le même : "retrouver ces deux personnes, déterminer aussi précisément que possible comment elles ont disparu et qui est responsable de cette disparition et de leur éventuel décès", conclut le procureur.