La stratégie du "ni-ni", c'est lui. Et David Pujadas voudrait le contraindre à un choix déchirant ? Jean-François Copé a éludé la question qui l'invitait, dans "Des paroles et des actes" jeudi soir, à choisir entre François Hollande et Marine le Pen en cas de second tour entre le socialiste et la patronne du FN en 2017.

Une vidéo venait d'être montrée au président de l'UMP : Jean-Pierre Raffarin, mis devant la même alternative et répondant "François Hollande", sans aucune hésitation. "Nous ne sommes pas dans un jeu télévisé", a lancé, sévère, Jean-François Copé aux journalistes de France 2, avant d'affirmer qu'il prendrait "position le jour où cette hypothèse sera(it) sur la table".

Un sondage qui le laisse froid

Ce n'est pas demain la veille selon lui : "Penser qu'on va arriver à une finale entre François Hollande et Marine Le Pen, c'est ne pas voir ce qui se passe en France", a assuré le député de Meaux. "Le véritable sujet, il est plus posé à la gauche qu'à la droite".

A trois jours du second tour de la cantonale de Brignoles, où un candidat UMP affrontera un adversaire FN, il a beaucoup été question du Front national dans cette émission. France 2 avait en particulier commandé un sondage Ipsos pour l'occasion, révélant que 31% des Français sont favorables à un accord entre l'UMP et le Front national au niveau national "pour gouverner le pays". "La majorité des sympathisants UMP ne le veut pas", a rétorqué Jean-François Copé. Ou l'art de botter en touche.