Mieux vaut tard que jamais. “La politique, pour moi, c’est du passé”, a déclaré mercredi l’ancien patron du FMI, interrogé par la chaîne “Rossia 24” sur son arrestation à New York en 2011 dans l’affaire du Sofitel et ses ambitions présidentielles de l’époque. Dominique Strauss-Kahn, qui a été renvoyé le 26 juillet devant un tribunal correctionnel pour "proxénétisme aggravé en réunion" dans l'affaire dite du Carlton, ne pouvait pas répondre autre chose.

Il aura tout de même fallu deux ans de réflexion, depuis l'affaire du Sofitel, pour que l'ancien ministre de l'Economie sous Lionel Jospin annonce son retrait des affaires publiques. Le 18 septembre 2011, invité au 20 heures de TF1, Claire Chazal lui demandait s'il avait renoncé à sa carrière politique. "Je vais prendre le temps de réfléchir. Toute ma vie a été consacrée à être utile au bien public. Et… on verra", avait-il alors conclu.

Un conseiller prisé à l'étranger

“Aujourd’hui j’œuvre en tant que conseiller de gouvernements et de grandes entreprises dans de nombreux pays, dans tous les coins du monde : en Russie, en Afrique, en Amérique latine”, a expliqué Dominique Strauss-Kahn à la télévision russe. L'ancien directeur général du FMI a en effet rejoint, en juillet, le Conseil de surveillance du fonds russe d'investissements directs (RDIF) et celui de la Banque russe de développement des régions (BRDR), deux institutions financières détenues à majorité par les pouvoirs publics. Et, selon le quotidien serbe Danas, les autorités serbes lui auraient proposé un poste de conseiller auprès du gouvernement