"La convivialité est notre passion. Attendez-vous à rencontrer un personnel aimable, serviable et compétent". La charte du passager easyJet est louable, mais se heurte à la réalité dans le cas de Mark Leiser. Agacé de voir son vol entre Glasgow et Gatwich retardé, ce Britannique a fait part de son mécontentement sur Twitter, mardi. "Le vol est retardé de 90 minutes. Un soldat va manquer sa dernière correspondance possible et easyJet refuse de l'aider à payer pour qu'il arrive à Portsmouth", a-t-il indiqué sur le réseau social.

Rien d'extraordinaire a priori, sauf que la compagnie aérienne low cost s'est offusquée, menaçant ensuite de ne pas embarquer le passager "frondeur". "Le manager est venu me voir pour savoir pourquoi je tweetais à propos d'easyJet. Les membres du staff m'ont dit que je ne pouvais pas tweeter de la sorte et m'ont demandé d'effacer mon message", raconte Leiser.

"Je lui ai demandé s'il avait déjà entendu parler de la liberté d'expression"

Dans le magazine en ligne The Drum, Leiser, qui prépare un doctorat en droit, a conté sa mésaventure et ce qui lui a finalement permis d'avoir le dernier mot. "Le manager a transmis pour consigne à une employée de débarquer mon bagage. Je lui ai alors demandé s'il avait déjà entendu parler de la liberté d'expression et il a changé de ton. Il m'a demandé si j'étais avocat et je lui ai répondu que j'enseignais le droit à l'université de Strathclyde", a indiqué celui qui a finalement pu s'envoler.

Embarrassée, la compagnie s'est confondue en excuses sur le réseau social. "En ce qui concerne l'incident de Glasgow de la nuit dernière, le staff ne contrôle pas les réseaux sociaux et nous ne refusons et ne refuserons pas d'embarquer des passagers qui auraient critiqué easyJet sur un média social. Nous sommes en contact avec le passager concerné, qui a pu embarquer, et avons ouvert une enquête", a déclaré la quatrième compagnie aérienne européenne en termes de passagers transportés au lendemain des faits.