Quand le vrai Paul Bismuth revient sur les procédés du faux, alias Nicolas Sarkozy. Cet entrepreneur immobilier basé en Israël qui a servi de prête-nom dans le scandale des écoutes téléphoniques visant Nicolas Sarkozy est revenu sur cette affaire. "J'ai vraiment l'impression d'être un pion dans tout ce sac de détritus", a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne internationale israélienne I24news.

"Une vielle connaissance" de Thierry Herzog

Son identité a en effet été empruntée pour ouvrir une seconde ligne téléphonique à Nicolas Sarkozy, dont les conversations téléphoniques privées avec son avocat Thierry Herzog ont fait l'objet d'écoutes judiciaires. Des extraits de ces écoutes ont été révélés mardi soir par le site d'information Mediapart. Mais depuis, Paul Bismuth ne cesse de voir son nom exposé dans tous les médias.

"J'aurais souhaité recevoir des excuses de Me Herzog. C'est peut-être un peu tard", a estimé Paul Bismuth, qui a précisé que l'avocat de l'ancien chef de l'Etat était "une vieille connaissance". "Je l'ai connu quand nous étions lycéens. Mais depuis, je n'ai plus de relations avec lui", a-t-il raconté, ajoutant qu'il avait d'abord "cru à une blague".

Nicolas Sarkozy poursuivi en justice ?

Compte-t-il saisir la justice ? "Je me réserve un droit de réponse si mon intégrité dans cette affaire devait être mise en cause. J'ai fait appel à un avocat féru de ce genre d'affaires afin de me représenter si le besoin s'en fait sentir", a-t-il confié à I24news. Et de préciser : "Je n'ai pas de volonté de nuire, je n'ai pas une volonté pécuniaire dans cette affaire".

L'entrepreneur n'a pas caché son dégoût après toutes ces révélations. "J'en veux au système. Toute la bassesse politicienne qui, sans scrupule du mal qu'elle peut causer, oblige un individu complètement anonyme à être exposé sous les feux de la rampe, lui et sa famille", a conclu Paul Bismuth, qui n'a qu'un souhait : celui de "retrouver l'anonymat".

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