Nicolas Sarkozy a assisté dimanche à une messe dans l'église incendiée il y a deux semaines à Fontainebleau (Seine-et-Marne), estimant que les chrétiens "n'ont pas moins le droit d'être respectés" que les musulmans ou les juifs.

"Par notre présence, nous voulons manifester que ce qui s'est passé est un scandale, qu'il faut prendre en compte aussi la souffrance de ceux qui, pour être majoritaires, n'ont pas moins le droit d'être respectés", a déclaré le président des Républicains face aux journalistes, à la veille de la sortie de son livre La France pour la vie. "Si une synagogue ou une mosquée est profanée, il y aura une émotion et c'est normal et on sera là. Si une église est profanée, il me semble que notre place est aussi d'être ici", a encore expliqué l'ancien chef de l'Etat, venu assister à la messe dominicale en compagnie de la nouvelle président de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Un marginal soupçonné 

Dans la nuit du 9 au 10 janvier, trois foyers d'incendie avaient été allumés dans l'église Saint-Louis, située dans le centre-ville de Fontainebleau (Seine-et-Marne), provoquant des dégâts matériels, dont du mobilier historique classé.

Un marginal de 48 ans "en grande précarité sociale" qui avait menacé le prêtre est soupçonné d'être à l'origine du sinistre. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait dénoncé un "acte abject". Le parti Les Républicains (LR) et le Front national avaient dénoncé une hausse des "actes antichrétiens" en France.

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