36 détenus islamistes tués lors d'une tentative d'évasion

Ces détenus islamistes égyptiens ont été tués dans une tentative d'évasion durant leur transfert du Caire vers une prison de la banlieue, a annoncé l'agence de presse d'Etat Mena, assurant que le convoi de la police a été attaqué par des hommes armés. Les 36 morts sont des "Frères musulmans".

Un peu plus tôt, la Mena avait affirmé que des "inconnus armés" avaient tenté d'aider les détenus, lesquels avaient kidnappé un officier de police, selon un responsable de la sécurité. Celui-ci a été libéré par ses collègues mais a été blessé dans l'affrontement.

Laurent Fabius rappelle que la France fera "le maximum pour diminuer les violences"

Invité du JT de France 2 de 20h dimanche, le ministre des Affaires étrangères a assuré que "la France, de même que n'importe quel autre pays, ne peut pas prendre de décision à la place des Egyptiens". Mais, a poursuivi le chef de la diplomatie, "nous ferons le maximum pour diminuer les violences sans toutefois nous ingérer dans les affaires égyptiennes". Laurent Fabius a souligné qu'il fallait aller vers des élections et a condamné les "attaques contre les minorités religieuses".

Lors d’une brève conférence de presse plus tôt dans l'après-midi faisant suite à sa rencontre avec le ministre qatari des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie française a lancé : "il faut rapidement arrêter l’effusion de sang en Egypte", ajoutant : "je ne pense pas que personne ait à l'idée d'imposer une solution aux Egyptiens". Laurent Fabius a précisé qu'il devrait "rencontrer cette semaine les autres ministres des Affaires étrangères de l'UE".

François Hollande juge le niveau des violences "pas acceptable"

Le président a estimé qu' "Il n'est pas acceptable qu'il y ait dans un grand pays comme l'Egypte des violences de ce niveau" à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal.

Des centaines de personnes manifestent à Paris

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Paris d'un côté pour soutenir l'armée égyptienne contre les "terroristes", de l'autre pour dire "à bas l'armée" et réclamer le retour au pouvoir du président islamiste déchu Mohamed Morsi. A l'appel de plusieurs associations égyptiennes de France, environ 200 personnes, dont beaucoup de familles, se sont regroupées sur l'esplanade des Invalides, en face du ministère français des Affaires étrangères.

L’armée ne "pliera" pas devant la violence des islamistes

Le général Abdel Fattah al-Sissi, le chef de l'armée égyptienne et nouvel homme fort du pays, a assuré dimanche que son pays ne "plierait" pas devant la violence des islamistes, lors d'une réunion avec les principaux chefs militaires et de la police. "Quiconque imagine que la violence fera plier l'Etat et les Egyptiens doit revoir sa position, nous ne resterons jamais silencieux face à la destruction du pays", a déclaré le général Sissi dans sa première déclaration depuis le début des affrontements avec les partisans du président islamiste déchu.

La Grèce se dit "prête" à aider le peuple égyptien

La Grèce est "prête à aider le peuple égyptien dans le cadre de l'Union européenne (UE)" tout en exprimant "sa forte inquiétude" concernant la situation en Egypte, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Lors d'un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères égyptien, Nabil Fahmy, et son homologue grec, Evangélos Venizelos, ce dernier a exprimé "sa forte inquiétude" concernant la situation dans le pays et "son intérêt" pour la stabilisation de ce pays "ami de la Grèce". "Dans le cadre de l'UE, Athènes est toujours prête à aider le peuple égyptien, qui entretient des liens étroits avec le peuple grec", souligne le texte.

Les islamistes annulent des manifestations craignant des violences

Ils ont annulé plusieurs de leurs manifestations prévues dimanche contre le coup militaire dans le pays, évoquant des "raisons de sécurité" après des heurts qui ont fait plus de 750 morts en quatre jours.

Des sénateurs américains veulent l’arrêt de l’assistance militaire à l'Egypte

Plusieurs sénateurs américains, dont l'influent républicain John McCain, ont demandé que les Etats-Unis coupent l'assistance militaire qu'ils fournissent à l’Egypte après le "massacre" de centaines de personnes. "Ils ont organisé un massacre", a lancé John McCain sur CNN.

Jeudi, le président Barack Obama a annoncé l'annulation de manœuvres militaires conjointes avec l'armée égyptienne, ajoutant qu'il "condamnait avec force" les opérations des forces de sécurité. En revanche, il n'a pas dit mot de l'aide militaire - qui s’élève à 1,3 milliard de dollars - que les Etats-Unis fournissent à l’Egypte chaque année.