Un homme de 28 ans, en garde à vue au commissariat de Saint-Denis pour des faits de viol, est parvenu à s'emparer de l'arme d'un policier et s'est blessé à la tête en tentant de se suicider, a indiqué mardi le parquet de Bobigny.

La scène s’est jouée vers 16h, ce mardi. "Alors qu’il était entendu dans le cadre d’une garde à vue pour des faits de viol par la brigade de protection des mineurs du commissariat de Saint-Denis", cet homme "est parvenu à s’emparer de l’arme de service de l'un des fonctionnaires de police qui procédait à son audition en faisant part de son intention de se suicider", est-il détaillé. "Malgré l’intervention des policiers présents, il a mis l’arme sous son menton et a fait feu à deux reprises dans le but de mettre fin à ses jours. L’un des tirs a touché sa tête", selon le parquet. Son pronostic vital "est engagé" et "il a été transporté à l’hôpital".

"Aucune faute professionnelle"

Selon Le Parisien, la procureure de la République, Fabienne Klein Donati, s’est rendue sur place. L’inspection générale de la police nationale (IGPN), elle, a été saisie, même si aucune faute n’aurait été commise. C’est en tout cas l’avis du syndicat Synergie Officiers : "Aucune faute professionnelle n’est avérée, bien au contraire", a assuré au Parisien Patrice Ribeiro, secrétaire général de l'organisation.

Toujours selon le quotidien, le suspect "n’était semble-t-il pas menotté au moment où il était interrogé."
Rien d’extraordinaire, toujours selon le secrétaire général de Synergie : " Menotter quelqu’un dépend de sa dangerosité et de la nature des délits qu’on lui reproche (…). Si on veut qu’il y ait une relation de confiance, on ne met pas de menottes. "