"Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, c'est la mémoire, la vigilance et la transmission" a expliqué François Hollande à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, vendredi. Le président de la République a préconisé "une paix des mémoires réconciliées". Et ce, face à "l'impossible réparation" des traites négrières et de l'esclavage, termes empruntés au poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance. Le chef de l'Etat a adressé une nouvelle fin de non recevoir aux revendications de réparations matérielles portées par quelques voix associatives.

Donner un avenir à cette mémoire

"Notre responsabilité est de donner un avenir à cette mémoire", a affirmé le président, annonçant que l'Etat apporterait sa "contribution" au "projet emblématique" de centre d'expression sur la traite, baptisé "memorial ACTe", à Pointe-à-Pitre, jusqu'alors porté par la région Guadeloupe. Avant d'ajouter : "C'est la paix des mémoires réconciliées et non l'oubli qui rendra la France plus forte".

L'abolition de l'esclavage en 1848 ne s'étant pas appliquée en même temps dans les anciennes colonies, chaque territoire d'Outre-mer le célèbre à sa propre date, a rappelé François Hollande : 27 avril à Mayotte, 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 10 juin en Guyane et 20 décembre à la Réunion.