Dimanche dernier, Francisco José Garzon Amo le conducteur du train qui a déraillé le 24 juillet à Saint-Jacques de Compostelle avouait avoir commis "une erreur d'inattention", alors qu'il roulait à près de 153 km/m selon les enquêteurs et non à 192 km/h. Au moment de l'accident, qui a fait près de 79 morts, le conducteur était en réalité au téléphone avec un employé de la compagnie de chemin de fer et semblait consulter un plan, selon les premiers éléments des boîtes noires dévoilés ce mardi.

Mis en examen pour 73 faits d'homicide

Une version confirmée par la juridiction en charge de l'affaire. "Le conducteur, au moment de l'accident, parlait au téléphone avec un membre du personnel de la Renfe, semblant être un contrôleur", qui lui donnait des indications et "il semble qu'il consultait un plan ou un document similaire en papier".

Bien avant ces révélations, Francisco José Garzon Amo a été mis en examen pour 79 faits d'homicide, qui correspondent au nombre de victimes de l'accident. Le juge a placé le machiniste en liberté sous contrôle judiciaire, estimant qu'il n'existait pas "de risque de fuite ni de destruction de preuves".