La molécule du laboratoire portugais Bial testée à Rennes a causé l'accident survenu en janvier lors de cet essai clinique, estime un groupe d'experts qui pointe notamment un effet d'accumulation des doses administrées mais aussi les antécédents médicaux de certains volontaires.

"C'est clairement la molécule qui est en cause. L'élément commun entre les victimes, c'est bien la molécule", a commenté Dominique Martin, directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) après la publication lundi soir du premier rapport de ce groupe, mis en place par l'ANSM.

Un mort en janvier

En janvier, un participant à l'essai clinique était mort après avoir passé une semaine dans le coma. Cinq autres personnes qui participaient au test pour le compte du laboratoire Biotrial, en charge de l'essai, avaient été admises au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pontchaillou, à Rennes. Quatre d'entre elles présentaient des lésions cérébrales.

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