Ils continueront à venir au CHU de Rennes pour des consultations de suivi. Mais les cinq patients hospitalisés en urgence dans le principal établissement de Bretagne, après avoir participé à des essais cliniques d'un nouveau médicament contre la douleur et les troubles de l'anxiété, vont mieux. Le dernier qui y était encore sous surveillance est en effet rentré chez lui jeudi. Trois autres restent toutefois hospitalisés dans des établissements proches de leur domicile, où ils avaient pu être transférés cette semaine. Leur état "continue à s'améliorer", indique le CHU dans un communiqué.

Des examens pour 84 autres volontaires

Un sixième homme participant à l'essai incriminé n'a jamais présenté de symptômes de troubles neurologiques mais, hospitalisé par précaution, il avait été autorisé à regagner son domicile dès lundi. 
L'établissement rennais continue par ailleurs de recevoir les 84 autres personnes volontaires ayant été exposées, à des doses moindres, à la molécule de l'essai clinique: "28 personnes ont d'ores et déjà bénéficié d’un examen neurologique et d’une IRM" et "les anomalies cliniques et radiologiques présentes chez les patients hospitalisés n’ont pas été retrouvées", précise notamment le CHU dans son communiqué.

Deux enquêtes administratives et une judiciaire sont en cours pour tenter de comprendre les raisons de cet accident, qui a coûté la vie à une personne, un homme de 49 ans décédé dimanche, après avoir été le premier à être hospitalisé le 10 janvier. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a indiqué qu'elle attendait le résultat d'une de ces enquêtes "d'ici la fin du mois".

EN SAVOIR +
>>
Qui sont ces cobayes humains qui testent les produits ?
>>
Essai thérapeutique mortel : "Aucune raison de suspendre les essais cliniques", selon Touraine