L'augmentation est conséquente. Selon BFMTV, si le nombre d'hommes ayant quitté la France pour partir en Irak ou en Syrie afin de rejoindre une organisation prônant le djihad s'est légèrement infléchi l'an dernier, le nombre de femmes, lui, a considérablement augmenté passant de 100 en 2014 à 140 en 2015. Les Françaises représentent ainsi désormais 44% des 315 départs constatés l'an dernier. Actuellement, 220 Françaises se trouveraient dans les rangs de l’organisation Etat islamique (OEI), selon un rapport confidentiel des services de renseignement. Soit un tiers du nombre des Français présents au sein du groupe djihadiste estimé à 600 personnes.

Le récit d'une repentie

Parmi ces femmes candidates au djihad, de nombreuses recrues sont très jeunes. Beaucoup ont été endoctrinées par internet et pour un tiers se sont converties à l'islam de manière express. Répondant à des motivations diverses, elles sont poussées à partir en Syrie ou en Irak pour servir de femmes aux combattants de l'organisation et procréer.

Parmi ces Françaises attirées par l'organisation djihadiste, l'une d'elle, repentie, a témoigné de son expérience début janvier dans un livre intitulé "Dans la nuit de Daech", où elle décrit "l' usine à bébés issue d'une imagination malade" qu'elle découvre en travaillant dans une maternité de Raqa, le fief de l'OEI, les coups qu'elle reçoit quand elle demande à rentrer en France et la prison dans laquelle elle est envoyée. Sophie, un nom d'emprunt, que rien de prédestiné à rejoindre les rangs du groupe djihadiste, réussira finalement à s'enfuir pour rentrer en France grâce à son mari dont elle avait fini par s'éloigner et le concours de l'Armée syrienne de libération (l'opposition modérée au régime de Bachar al-Assad).

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