Samedi soir, la chaine CBS retransmettait un nouveau débat télévisé en Caroline du Sud entre candidats à l'investiture républicaine et cette fois-ci, la guerre est bien déclarée entre Donald Trump, Jeb Bush, Marco Rubio et Ted Cruz.

Comme à l'accoutumée, les attaques commencent dans la bouche du milliardaire, en tête dans les sondages. À une semaine de la primaire de Caroline du Sud, Donald Trump s'en est vivement pris à Jeb Bush, sur le sulfureux thème du 11 septembre 2001.

EN SAVOIR + >> Notre carte interactive des primaires républicaines

11/09/2001 : à qui la faute ?

"Ils ont menti, il n'y avait pas d'armes de destruction massive", a lancé Donald Trump, reprochant à l'administration Bush d'avoir précipité la guerre en Irak. "J'en ai ras-le-bol qu'il attaque ma famille", a répliqué Jeb Bush, rappelant que "pendant que Donald Trump faisait des émissions de téléréalité, mon frère construisait un appareil sécuritaire pour nous protéger". Il en faut plus pour calmer Donald Trump, qui s'est empressé de rétorquer : "Le World Trade Center s'est effondré sous le règne de votre frère. Souvenez-vous en. Ce n'est pas ce que j'appellerais nous protéger".

De son côté, Marco Rubio en a profité pour tacler les Démocrates, en affirmant qu'avec un Al Gore président, la situation aurait été pire. Puis il est remonté encore dans le temps : "Le World Trade Center a été détruit parce que Bill Clinton n'a pas tué Oussama ben Laden quand il en a eu l'occasion".

Donald Trump hué

Le milliardaire est plus habitué aux ovations. Mais la Caroline du Sud est un État des plus conservateurs qui compte une forte population militaire et beaucoup d'électeurs chrétiens évangéliques. Et il faut dire que Donald Trump a bien cherché les sifflets des partisans de ses opposants.

En plus d'avoir traité Ted Cruz de "type méchant", Donald Trump a passé sa soirée à couper la parole, à gesticuler et à s'emporter. "Donald, les adultes apprennent à ne pas s'interrompre", a lâché Ted Cruz.  Un conseil qui passe bien au-dessus du milliardaire. Le style Trump, soit on adore, soit on déteste.

À LIRE AUSSI
>>
Clinton laminée, Trump triomphant... Les trois leçons du New Hampshire
>>
Donald Trump à "Valeurs actuelles" : "Si j’avais été au Bataclan, j’aurais tiré"
>>
Notre dossier sur les élections américaines de 2016