Parce que l’injection létale risque d’être bientôt jugée inhumaine et inconstitutionnelle par la Cour suprême des Etats-Unis, certains Etats fédéraux tentent de trouver d’autres solutions. C’est pourquoi, ce mardi 10 février, les commissions judiciaires du Sénat et de la Chambre des représentants ont voté en faveur d’un projet de loi autorisant en Oklahoma l’inhalation d’azote comme méthode de mise à mort. Une remise au goût du jour des chambres à gaz, ni plus ni moins.

En l’état actuel des choses, si l’injection létale venait à disparaître des pratiques, les condamnés d’Oklahoma seraient mis à mort par électrocution, selon le site Mashable. Tout le débat porte donc sur la méthode qui serait utilisée de manière officielle et prioritaire.

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Cobayes d'une "expérimentation humaine"

Si la loi passe, l’Oklahoma deviendrait le 1er Etat fédéral des USA à utiliser principalement cette méthode. Mais il ne serait pas le seul. Car l’Arizona, la Californie, le Missouri et le Wyoming autorisent déjà l’utilisation de la chambre à gaz comme technique de mise à mort : néanmoins, c’est l’injection létale qui est toujours pratiquée. À ce jour, aucun détenu n’a été tué par inhalation d’azote aux Etats-Unis, ce qui fait dire aux opposants au projet que les habitants de l’Oklahoma sont utilisés comme les cobayes d’une "expérimentation humaine".

Mais pour Mike Christian, auteur du projet de loi, il ne fait aucun doute que ce texte constitue une avancée : "Cette méthode serait plus pratique et plus efficace. Il n’y aura pas besoin d’un docteur pour mener l’exécution. Un médecin légiste serait le seul professionnel à devoir être présent." Un projet de loi qui pourrait ne pas être un cas isolé. Avec l’éventualité de voir l’injection létale disparaître, d’autres Etats se penchent sur la question d’adopter officiellement la pendaison ou encore le peloton d’exécution.

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