A 23 ans et avec un CV encore mince, votre nomination à la tête du quartier d’affaire de la défense n’est elle pas choquante ?
On a voulu faire croire à une nomination. C’est un mensonge. Il s’agit au contraire d’une élection ou plutôt de trois élections successives. Au sein de mon groupe tout d’abord, par l’assemblée départementale ensuite, et par les administrateurs de l’Epad enfin. Depuis le début de mon parcours politique, je n’ai jamais été nommé, toujours élu. Est-ce que je suis illégitime pour me présenter à une élection au prétexte que je m’appelle Sarkozy ? C’est ça la question.

Votre âge ne pose donc pas problème ?
Il y a une loi qui existe. Elle autorise à être candidat à une élection à partir de 18 ou 21 ans. Et La loi de la république est la même pour tous. Au final ce sont 44 élus, qui ont reçu la confiance de plusieurs centaines de milliers d’électeurs, qui auront à juger de la crédibilité de ma candidature. C’est fort de cette légitimité et du travail que j’ai accompli depuis deux ans que je leur propose ma candidature.

Mais vous avez conscience que si vous ne vous appeliez pas Sarkozy, vous ne seriez pas où vous en êtes aujourd’hui ?
Je ne peux pas vous laisser dire ça. J’ai conscience que le fait de m’appeler Sarkozy rend les choses plus difficiles, comme le prouve les violentes attaques personnelles dont je fais l’objet depuis le début. On a voulu faire croire que j’étais parachuté sur des sujets que je ne connaissais pas. C’est totalement faux. Depuis deux ans, je n’ai eu de cesse de m’engager sur le combat des transports, un sujet central pour l’avenir de la Défense. Je préside aussi la majorité départementale et pas un jour ne s’est passé sans que j’ai à négocier avec des acteurs économiques. Je voudrais dire aux gens qui peuvent s’interroger que je veux les convaincre sur mes actes, mes idées, ce que je peux apporter à la Défense.


Que répondez-vous aux accusations de népotisme ?
Je ne demande aucun droit supplémentaire, mais je n’en demande pas moins non plus.

Votre ascension dans les Hauts-de-Seine est fulgurante. Est-ce que vous ne bénéficiez pas d’un traitement de faveur ?
Les critiques qui sont formulées à mon encontre depuis quelques jours, vous appelez ça un traitement de faveur ?


Un administrateur de l’Epad vous a cédé sa place pour que vous puissiez vous présenter à la présidence…
On ne m’a pas cédé la place pour que je puisse me présenter.
Hervé Marseille, membre du Nouveau Centre, ne souhaitait pas prendre la succession de Patrick Devedjian atteint par la limite d’âge. Il n’avait donc pas vocation à rester administrateur de l’Epad.


Votre carrière ne va pas trop vite ?
Vous me parlez d’empressement, je préfère parler de passion. Quand on a une vocation quelle soit artistique, professionnelle, ou politique, on la vit pleinement.


Que pense votre père de votre candidature ?
J’ai pris ma décision. Je l’en ai informé comme tous ceux qui me sont proches.


Vous évoluez comme lui à ses débuts dans les Hauts-de-Seine. Quelles sont vos ambitions politiques ?
J’ai choisi de faire de la politique là où ma vie et mes racines m’en donnaient la légitimité. Si j’avais été dans la Creuse ou le Béarn, j’en connais qui auraient dénoncé un parachutage.
Je n’ai pas caché mes ambitions politiques en proposant ma candidature pour la responsabilité d’administrateur de l’Epad Dans les Hauts-de-Seine, je pense franchement que le nom que je porte me crée plus de devoir et ne me donne aucun droit supplémentaire. J’ai été élu conseiller général et le suffrage universel n’est pas moins légitime dans les Hauts-de-Seine qu’ailleurs.


Vous poursuivez vos études en deuxième année de droit ?

J’ai fait le choix exigeant de mener en parallèle mon engagement politique, mes responsabilités d’élu et mes études. Il me reste un an et demi avant d’obtenir ma licence.