Critiquer la politique sur les réseaux sociaux c'est à la mode mais parfois risqué. Deux militantes UMP âgées de 64 ans ont reçu lundi matin, un courrier indiquant leur suspension. Les instances du parti leur reprochent " un comportement préjudiciable à l'image de l'UMP " à cause de commentaires sur Facebook assimilés à " une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux ".

Peu après la suspension d'Anne-Sophie Leclere, candidate du Front national, comparant Christine Taubira à un singe sur sa page Facebook, le réseau social ne cesse d'être au cœur de polémique au sein des partis politiques. Michèle Rongier, l'une des concernées, a été épinglée pour avoir mis en cause les qualités d'Henri Levréro, le délégué UMP d'Hendaye, en charge de négocier une liste plurielle avec le premier adjoint, Richard Beitia.

" L'UMP ce n'est pas la pensée unique "

" Il faudrait qu’on accepte d’emblée cette liste arc-en-ciel. Critiquer ça fait partie du jeu, non ? Et puis mince, j’ai le droit de faire des commentaires sur mon Facebook. L’UMP, ce n'est pas la pensée unique " s'est échauffée la militante après avoir été suspendue. " C'est une liste d'arlequins passés par tous les partis " ajoute l'autre militante, Mirentxu Martinez. Cette dernière n'a cependant pas l'intention d'arrêter ses attaques : " Ça me va très bien, lance-t-elle d'un ton provocateur. Quand tu es adhérent, tu donnes de l'argent et tu fermes ta gueule. Désormais je serai simple sympathisante. Je pourrais donner de l'argent et continuer à dire ce que je pense ", s'exclame-t-elle.

Henri Levréro assure que cette affaire n’est pas une question de personnes. " Nous n’étions pas amis sur Facebook. On m’a rapporté les propos et j’ai transmis les copies d’écran au comité départemental. A un moment, ça suffit ", tranche-t-il sans ménagement. " Maintenant c’est une affaire classée. On ne parle plus d’elles. Elles vont prendre l’air le temps de se calmer ". Les militants UMP feront maintenant attention à leurs statuts Facebook.