Scène effroyable dans un appartement de Neuville-aux-Bois (Loiret) où, lundi soir, les gendarmes ont découvert une famille décimée : une jeune femme de 27 ans, une petite fille de dix mois et un garçonnet de six ans gisant sur le canapé du salon. A côté des corps sans vie recouverts d'une couverture, un couteau.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la piste du drame familial semble se dessiner. Le père de famille, âgé de 28 ans, aurait égorgé sa compagne et ses deux enfants avant de se donner la mort. La jeune femme présentait également des traces de coups de couteau sur le reste de son corps. "Ces coups laissent supposer qu'il y a pu y avoir lutte, a déclaré le procureur de la République adjoint d'Orléans à la République du Centre. On ne sait pas dans quel ordre les victimes ont été tuées."

Messages délirants sur Facebook

Avant de se suicider dans la cave de l'immeuble, visiblement avec une scie circulaire retrouvée près de lui, l'auteur présumé des faits a appelé lui-même les forces de l'ordre pour les prévenir qu'il "avait poignardé sa femme". Dépêchés rue Louis-Gurlie, les militaires n'ont pu que constater les décès. Selon une source proche du dossier, interrogée par metronews, les deux jeunes parents étaient sans emploi. Le père de famille était connu des services de gendarmerie pour de simples faits de stupéfiants mais pas de violences. "Il a laissé une lettre confuse dans laquelle il tente d'expliquer son geste et demande pardon", nous indique-t-on encore. 
 
Si la République du Centre n'évoque pas d'antécédents psychiatriques connus, la chaîne locale France 3 avance de son côté que le jeune homme souffrait de "problèmes psychiques paranoïaques". Sa page Facebook, que nous avons pu consulter, laisse en tout cas apparaître des messages confus et délirants sur fond de théories du complot. Le matin du drame, il avait ainsi écrit sur le mur d'un site identitaire : "Juste pour info, armez-vous aujourd'hui ! J'ai compris le complot qui se passe, ils nous tueront tous, ça fait des siècles que nous sommes sur leur terre promis à la secte qui est l'islam... (sic)". Avant d'exprimer le soir ce qui semble être des regrets : "Je vois tout en noir, je me déteste, je ne pensais pas...". L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de Pithiviers.