Avec sa campagne de prévention contre les violences ordinaires faites aux enfants, la Fondation pour l’enfance a (ré)-ouvert le débat sur la fessée et la gifle. Et la plupart des internautes sont sourds à l'argument : "il n’y a pas de violence anodine".

Il y a par exemple Manu67. "Je remercie mes parents pour chaque claque que j’ai reçue car il est vrai que j'ai pu dépasser les bornes. Ce n'est pas pour autant que je suis branque aujourd'hui ! Il ne faut pas confondre une gifle à un enfant qui l'a méritée car il a été plusieurs fois repris sur tel ou tel sujet et battre un enfant !". Pour Kelvinou92, "nous sommes dans une société ou nous ne devons plus nous opposer à nos enfants. Résultats : ils ne savent pas aligner une phrase en Français correctement, ils ne respectent plus les adultes et finissent à 14 ans dans la rue avec leurs potes. Il y a des enfants qui ne comprennent pas autre chose, on peut les punir autrement rien n'y change !" Avant de se référer à ses enfants pour preuve de ce qu’elle avance : "Perso, je n’ai pas envie que mes fils (j'en ai 3) me mangent toute crue à l'adolescence. En attendant ils n’ont pas l’air traumatisés, ils connaissent les règles de politesse. Parlent mieux que des adultes et savent ce qui est bien ou pas bien à faire. Je leur donne peut-être une éducation à l’ancienne mais je sais que plus tard ils me remercieront".

"Merci à mes baffeurs"

De son côté, Sdfsdfg estime qu’il serait aujourd’hui "dans la délinquance" s’il n’avait pas reçu "des baffes" dans son enfance. Il remercie même ses "baffeurs" qui lui en ont donné, "deux enseignants" et "Papa, Maman". Même son de cloche pour Eos qui estime qu’"une fessée n’a
jamais tué personne". Même si elle reconnaît qu’il faut "surveiller les excès".

Taper pour se faire respecter ? Un argument qui ne convient pas du tout à TTTT pour qui il faut "faire adhérer ses enfants à une éducation ferme mais sans violence : combien d’enfants respectent leurs parents simplement parce qu'ils sont éduqués fermement et justement. Ils le comprennent d’ailleurs. Il s’agit évidemment de ne pas laisser passer les choses". Et pour preuve de ce qu’il avance, TTTT, utilise un contre-exemple : "j’ai connu un poète qui frappait son fils un peu, pas fort, mais pour tout et n’importe quoi. Et bien, son fils lui rendait la pareille... devant tout le monde.

Violence = peur pas respect

Certains se délectent d’une ironie grinçante pour répondre aux arguments  "pro-gifles" de Kelvinou92. Notamment Rom : "merci Kelvin tu m'as ouvert les yeux ma fille de 6 ans m'a demandé un yaourt, il y en avait plus alors comme je n’avais pas envie de me faire suer, je l'ai balayée et envoyée dans sa chambre faire des chaussures pour payer son loyer". A prendre au second degré, bien sûr. Mais Rom sait aussi se faire sérieux : "la violence même petite, envers les enfants entraine la peur et non le respect".

Il faut saluer la tentative de synthèse de Veckya qui raconte avoir "testé la méthode douce pendant deux ans" et avoir obtenu "un désastre à la maison". C’est finalement un psychiatre, qu’elle estime "beaucoup plus qualifié" pour ce genre de questions qu’un psychologue qui lui a dit : "un enfant, pour qu'il grandisse bien et soit équilibré en tant qu'adulte doit être frustré. Pas de discussions et d'explications à rallonge, je suis le parent et toi l'enfant. C'est comme ça et puis c'est tout ! Attention, la fessée et sa menace sont salutaires car recadre immédiatement. Depuis que nous avons remis les choses en place, tout se passe à merveille !"