On en sait un peu plus sur le drame rarissime qui a coûté la vie à une fillette ce week-end à Saint-Elix-le-Château, près de Toulouse. Dans un communiqué diffusé mercredi, la procureure de la République de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Cécile Deprade, a confirmé que l'enfant de trois ans était bien décédée après avoir avalé une partie "d'un jouet Kinder".

Une enquête a été ouverte "pour recherches des causes de la mort". L'autopsie pratiquée a conclu "à un décès suite à une asphyxie mécanique". Durant son audition, la mère a expliqué qu'elle se trouvait dans le salon avec sa fille "lorsque celle-ci avait avalé une petite roue en plastique" du jouet. "Le grand-père de l'enfant, très vite sur les lieux, réussissait à extraire l'objet" mais "l'enfant, dans un état comateux (...) décédait au cours de la nuit" à l'hôpital des enfants de Purpan, détaille la procureure.

La répression des fraudes saisie

La société italienne Ferrero avait réagi mardi soir en indiquant avoir appris "la triste nouvelle", sans être "en mesure de confirmer ou d'infirmer l'implication de sa marque Kinder". Elle n'avait pu être jointe ce mercredi après-midi après confirmation de l'implication dudit œuf, mais elle a publié un nouveau communiqué en fin de journée, dans lequel "le groupe et ses salariés s’associent à la douleur de la famille de la fillette et de ses proches." Ferrero précise, en outre, qu'il "collaborera pleinement et étroitement" aux investigations qui ont été ouvertes.

Selon la radio RTL, la direction générale de la répression des fraudes a par ailleurs été saisie pour identifier précisément le produit avant de lancer une opération de contrôle des conditions de mise sur le marché des œufs en chocolat. Ferrero commercialise ses Kinder Surprise en précisant sur le paquet qu'ils ne sont pas destinés aux enfants de moins de trois ans en raison de la présence de petits éléments, recommandant la supervision d'un adulte.
 
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