Plusieurs écoles ont été évacuées en Australie vendredi après une série d'alertes à la bombe. Des menaces qui se sont avérées infondées mais qui font immanquablement écho à celles reçues cette semaine par de nombreux établissements dans le monde.

Une vingtaine d'écoles en France, en Italie et en Grande-Bretagne avaient été placées sous surveillance jeudi après des appels anonymes menaçants. Deux jours avant déjà, plusieurs lycées parisiens et britanniques avaient reçu des coups de téléphone faisant état de la présence de colis piégés dans leur enceinte. Aux Etats-Unis enfin, neuf établissements scolaires avaient, eux, été brièvement évacués il y a dix jours après des appels faisant, là encore, état de la présence de bombes.

Un numéro étranger

Si toutes les alertes étaient en fait sans fondement, la similitude de ces appels en série sur une courte période interpelle. "Nous sommes au courant que des écoles dans d'autres Etats et dans d'autres pays ont reçu des appels similaires ces dernières 24 heures", a simplement commenté vendredi dans un communiqué la police de Victoria (Australie), qui a rassuré la population en évoquant des "canulars". Un porte-parole de la police de Nouvelle-Galles du Sud a indiqué sans autre précision enquêter sur cette question.

Comme dans d'autres pays, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour menaces de destruction, confiée à la Sûreté territoriale de Paris. Seule certitude, le numéro du ou des auteurs ayant menacé les lycées parisiens jeudi affichait selon nos informations un indicatif à l'étranger. Les appels ont pu être passés depuis la France via des logiciels permettant de fausser le numéro. La personne au bout du fil avait également une "voix métallique" laissant penser à un son volontairement déformé.

Si ces menaces peuvent relever d'un mauvais canular, la France se montre vigilante dans ce contexte particulièrement tendu. Dans son numéro du mois de novembre, la revue francophone de propagande de l'Etat islamique, Dar-al-Islam, avait pris pour cible les enseignants, accusés d'être "en guerre ouverte contre la famille musulmane", et appelé à les "tuer".

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