Au lendemain du rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, François Hollande, en voyage en Tunisie, a cherché à apaiser les vives critiques émanant de l'UMP. "Le Conseil constitutionnel doit être respecté, pleinement respecté, entièrement respecté et personne ne peut suspecter, mettre en cause cette institutions sans mettre en cause l'ensemble des institutions", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse à Tunis. Ses décisions "s'imposent à tous", a-t-il précisé.

"Je suis garant des institutions"

"Je n'ai pas à commenter et encore moins ici en Tunisie les comportements, les déclarations des acteurs ou des responsables politiques", a-t-il observé, avant de préciser : "Je suis garant des institutions, c'est la fonction qui m'a été donnée par les Français. Le Conseil constitutionnel est une institution de la République qui, par son indépendance, règle des questions qui sont de sa seule autorité".

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a elle aussi réagi et s'est dite "surprise" par la "mise en cause et les accusations de partialité de l'ancien président de la République", tandis que Harlem Désir, numéro un du PS, a jugé "inacceptable" l'attitude de Nicolas Sarkozy.