"Tout indique qu'il serait mort il y a déjà plusieurs semaines", déclarait dimanche François Hollande dans son intervention du 14-Juillet, en évoquant le sort de l'otage Philippe Verdon. Un jour après, lundi soir, celui-ci confirmait "formellement" la nouvelle dans un communiqué. " La dépouille sera transférée le plus vite possible dans notre pays et les autopsies permettront de connaître les causes de son décès", a-t-il précisé, assurant "à sa famille et à ses proches (sa) totale solidarité". "Je partage l'indignation des Français et je rappelle que les responsables de la mort de notre compatriote devront être identifiés et traduits devant la justice", a ajouté le chef de l'Etat.

Un peu plus tôt dans la journée, il avait indiqué que les forces françaises avaient "retrouvé une dépouille il y a 10 jours au Nord Mali" que l'armée tentait d'identifier. En mars, l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui avait enlevé en novembre 2011 Philippe Verdon et un collègue en voyage d'affaires Serge Lazarevic, avait annoncé l'exécution de l'otage. Le quai d'Orsay n'a jamais confirmé sa mort même si, le 28 mars, François Hollande déclarait que "des éléments conduisent à penser" que celui-ci "pourrait être mort"

Sept otages français encore détenus dans le monde

Agé de 53 ans, le Français souffrait en partant pour le Mali d'un ulcère et de tachycardie. "Pour nous, il est possible que Philippe soit mort à cause de ses pathologies et qu'AQMI s'en serve pour une mise en scène", avait déclaré en mars Pascal Lupart, qui dirigeait son comité de soutien.

Sept otages français sont actuellement détenus dans le monde : Serge Lazarevic, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, enlevés tous les quatre en septembre 2010 au Niger par Aqmi, Gilberto Rodriguez Leal, enlevé le 20 novembre 2012 au Mali, et Francis Collomp, enlevé le 19 décembre 2012 au Nigeria. Se voulant rassurant avec leurs familles, François Hollande a dit mesurer leur angoisse et a tenu à "les assurer que le gouvernement continue à se mobiliser pleinement pour obtenir leur libération et leur retour en France".