Cela faisait onze mois bientôt que leurs ravisseurs avaient envoyé une vidéo les montrant épuisés, mais sains et saufs. Et depuis, plus rien. Les autorités viennent enfin de recevoir une nouvelle preuve de vie authentifiée des quatre otages français enlevés en septembre 2010 par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) sur le site d'Areva au Niger.

La nouvelle, révélée par Libération jeudi après-midi, a rapidement été confirmée par François Hollande depuis la Slovénie, où il tenait une conférence de presse. "Le président du Niger avait lui-même annoncé il y a quelques semaines qu'il avait des éléments" prouvant que ces otages étaient en vie, a rappelé le chef de l'Etat. "Nous avons eu confirmation de ces éléments".

L'action de l'Etat en question

Pour les familles de Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand, c'est un soulagement. L'intervention armée de la France au Mali, lancée en janvier, avait en effet fait craindre pour la survie des quatre Français. Le mois dernier, lors de rassemblements organisés à l'occasion des 1 000 jours de leur captivité, l'inaction de l'Etat avait été pointée du doigt.

Pour répondre aux critiques, François Hollande avait affirmé qu'il avait "toute raison de penser" que les otages détenus au Sahel étaient "vivants", en ajoutant que Paris était "toujours à la recherche de contacts" pour les faire libérer. Trois ans bientôt après leur enlèvement, l'insupportable attente continue toutefois pour leurs proches.