Un déraillement pour le moins suspect. Une éclisse en partie déboulonnée a entraîné vendredi 12 juillet le déraillement partiel d'une locomotive sur un site du groupe nucléaire Areva en Haute-Vienne, a indiqué ce mercredi auprès de la SNCF. Soit le même jour que l'accident de Brétigny-sur-Orge (Essonne) qui a fait six morts.

Le déraillement partiel - l'un des essieux a quitté la voie - a été provoqué par une traverse soulevée sur cette voie longue de deux kilomètres, située au lieu-dit du Pradelet, à Fromental, à 30 km au nord de Limoges, a précisé Areva. L'accident n'a pas fait de blessés.

Action revendiquée par un militant antinucléaire

Sur ce site, Areva entrepose notamment de l'uranium appauvri provenant de Pierrelatte (Drôme), où se trouve une partie du complexe nucléaire de Tricastin. L'uranium appauvri y est transporté dans des conteneurs acheminés en train. Au moment du déraillement toutefois, aucun transport d'uranium n'était en cours. Le sabotage a été revendiqué par courriel le lendemain auprès du Populaire du Centre par "un militant antinucléaire", selon ce journal.

La SNCF a déposé plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" et Areva, pour sa part, a déposé une plainte contre X pour sabotage. Selon le Populaire du Centre, deux employés de la SNCF présents au moment des faits ont également porté plainte. Une enquête a été ouverte à Limoges, notamment pour "mise en danger de la vie d'autrui", selon des sources concordantes.

Le déraillement s'est produit le même jour que l'accident de train de Brétigny-sur-Orge mais la SNCF avertit que tout rapprochement serait "aventureux", même s'il s'agit d'éclisses dans les deux cas.