La montagne a accouché d'une souris. Le parquet de Paris a classé vendredi sans suite l'enquête préliminaire sur le Furosémide, un diurétique du laboratoire Téva, en "l'absence d'infraction". Le médicament, signalé le 7 juin par un pharmacien de Saint-Malo qui assurait avoir découvert un somnifère à la place du diurétique dans une plaquette, était soupçonné d'être impliqué dans la mort de sept personnes.

Analyses négatives

Plusieurs enquêtes préliminaires avaient été ouvertes après l'annonce de ces décès de personnes âgées sous Furosémide pour déterminer si le médicament avait joué un rôle dans ces disparitions. Le parquet de Paris avait ensuite ouvert une enquête pour "tromperie aggravée" et "homicides et blessures involontaires". Sauf qu'aucune trace de somnifère Zopiclone n'a été trouvée dans le diurétique, dont plusieurs milliers des 190.000 boîtes rappelées ont été analysées.

L'Agence du médicament (ANSM) avait lancé une alerte sur une possible erreur de conditionnement avant de la lever, le 20 juin dernier, après le retrait de toutes les boîtes concernées par le rappel. Jeudi, Le Monde révélait que les analyses chimiques n'avaient fait état d'aucune trace de somnifère dans le diurétique.