Le ministère de l’Intérieur a décidé de renforcer son dispositif de sécurité en province, afin de lutter contre la menace terroriste qui "ne pèse pas uniquement en région parisienne". Selon Le Figaro, Bernard Cazeneuve exige la création de "forces d'intervention rapide", capables d'intervenir sur l'ensemble du territoire national en cas d'attaque terroriste, dans un délai maximum de 20 minutes.

Ce dispositif concernera les brigades anticriminalité (BAC) de la police nationale et les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) qui auront pour mission d'immobiliser ou de neutraliser les commandos de terroristes en attendant l'arrivée des unités spécialisées de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), du Raid ou du GIGN, rapporte le quotidien.

Nouvelles perspectives, nouvel armement

Une enveloppe de 6,6 millions d'euros sera débloquée pour équiper ces patrouilles de boucliers Ramsès (ou sarcophage) comme celui utilisé par la BRI lors de l'assaut du Bataclan en novembre 2015, ainsi que 300 fusils d'assaut allemands HK G36. Cette arme de guerre de 3,6 kg, équipée d'un double viseur optique, capable de tirer 750 balles par minute à une portée de 500 mètres, peut également traverser les gilets par-balles.

Les failles du HK G36 

Si le HK G36 semble donc être l'arme idéale, force est de rappeler que plusieurs expertises pointant une série d'anomalies avaient été remises au ministère allemand de la Défense en avril dernier. Selon L'Express, l'arme deviendrait en effet imprécise et tirerait de travers lorsqu'elle s'échauffe. Un problème que les soldats allemands déployés en Afghanistan n'avaient pas manqué de faire remonter à leur hiérarchie. A l'époque, la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, avait déclaré qu'"en l'état actuel des choses, le fusil (HK G36) n'avait plus rien à faire au sein de l'armée allemande". C'est bon à savoir.

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