Une nouvelle fois, le cessez-le-feu a été difficile à mettre en oeuvre, mais il est une réalité depuis lundi, 00h01. Israél et le Hamas ont conclu dimanche un accord de 72 heures dans la bande de Gaza. Lundi matin, à l'heure où ces lignes sont écrites, celui-ci tient toujours. Charge à présent pour les négociateurs de la transformer en trêve durable, qui mettrait fin à une guerre qui a fait près de 2.000 morts.

Israël et une délégation composée du Hamas (qui contrôle la bande de Gaza) mais aussi de son allié du Jihad islamique ainsi que du Fatah menaient depuis des jours d'intenses pourparlers pour instaurer une trêve dans les combats qui durent depuis le 8 juillet. La poursuite des tractations a paru très incertaine après l'expiration vendredi d'un précédent cessez-le-feu de trois jours. Israël a accusé le Hamas d'avoir rompu la trêve en reprenant ses tirs de roquettes. Le Hamas a accusé Israël de refuser d'accéder à des exigences palestiniennes fondamentales, comme la levée du blocus imposé depuis 2006 à la bande de Gaza. Les hostilités avaient alors repris, sans atteindre l'intensité des jours précédents et se sont poursuivies dimanche, faisant au moins sept morts. 

Travailler à un cessez-le-feu global et permanent

Le Caire a appelé les deux parties à mettre à profit la trêve pour travailler "à un cessez-le-feu global et permanent". Un message relayé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a salué le nouveau cessez-le-feu en exhortant les deux parties à travailler sur une trêve de plus longue durée. Dans un entretien accordé à l'AFP, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, a répété dimanche que toute trêve durable devait déboucher sur une levée du blocus.

"Israël ne négocie pas sous les tirs", a répété de son côté le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. "Bordure protectrice", l'offensive israélienne, se poursuivra "jusqu'à ce que son objectif soit atteint : ramener le calme (en Israël) pour une longue période", a-t-il ajouté. "A aucun moment, nous n'avons dit qu'elle était terminée", a-t-il insisté en réclamant de la "patience" de la part des Israéliens. Fort de l'ultra-majoritaire soutien de son opinion à la guerre, "Bibi" a fait assaut d'intransigeance dans ses déclarations publiques, refusant de paraître lâcher quelque chose au Hamas. Il s'est en même temps déclaré prêt à voir l'Autorité palestinienne, plus modérée, jouer un rôle.