Le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé dimanche au coordinateur des Nations Unies pour le processus de paix au Proche-Orient de "placer officiellement l'Etat de Palestine sous le régime de protection internationale de l'ONU", a annoncé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Cet appel à l'aide intervient au terme d'une semaine de raids aériens menés par Israël sur la bande de Gaza, en représailles aux tirs de roquettes de la branche armée du Hamas.

Dimanche à l'aube, pour la première fois depuis le lancement de cette offensive, une opération terrestre a eu lieu. "Une opération des forces spéciales de la marine a eu lieu sur une plage de Gaza afin de frapper un site de lancement de roquettes à longue portée. La mission a été menée à bien", a précisé le porte-parole de l'armée. "Les membres du commando ont été attaqués et ont répliqué. Quatre soldats ont été légèrement blessés", a-t-il encore détaillé. Une information confirmée par la branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam.

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Parallèlement, les autorités poursuivent le pilonnage massif de l'enclave palestinienne par l'aviation, en vue de détruire les capacités du Hamas à lancer des roquettes. L'aviation a ainsi lancé une vingtaine de frappes durant la nuit de samedi à dimanche, portant à plus de 200 le nombre de raids en 24 heures et à 1.329 le nombre d'attaques depuis le début de l'opération. En face, l'armée déplore 800 roquettes envoyées depuis Gaza.

Abbas veut placer la Palestine sous "protection internationale"

Conséquence de cette escalade, le bilan humain ne cesse de s'alourdir. Alors que la journée de samedi a été la plus sanglante depuis le début de l'opération israélienne avec 56 morts, un Palestinien de 14 ans et une femme de 44 ans ont été tués dimanche matin lors de nouvelles frappes israéliennes à Gaza. Au total, 163 Palestiniens ont été tués depuis le début des bombardements il y a six jours, et 1085 ont été blessés. Aucune victime israélienne n'est en revanche à déplorer.

Le bilan humain pourrait encore s'alourdir dans les prochaines heures, l'armée israélienne ayant appelé dimanche les habitants de plusieurs localités du nord de la bande de Gaza à évacuer "immédiatement" leur maison. Elle prévoit un bombardement massif dans ce secteur à partir de midi, heure locale. Et la menace d'une opération terrestre de grande envergure plane toujours.