La révélation a fait l'effet d'une bombe. Gary Bolton, un entrepreneur anglais de 47 ans, a été condamné à sept ans de prison pour avoir fabriqué et mis en vente de faux boîtiers, en arguant que ces derniers pouvaient détecter les explosifs. Ils se sont avérés être en réalité de simples boîtes en plastique équipées d'une poignée et d'une antenne.

Lors de sa sentence, le juge en charge de l'affaire a décrit l'équipement comme un "déchet inutile", et a déclaré que Gary Bolton avait sali la réputation du commerce anglais à l'étranger. Les appareils étaient fabriqués au domicile de l'homme d'affaire ainsi que dans les locaux de son entreprise Global Technical Ltd dans le Kent, et étaient exportés dans une douzaine de pays dont le Mexique et la Thaïlande.

3 millions de chiffre d'affaires annuel

A l'œuvre depuis janvier 2007, le petite entreprise de Gary Bolton ne connaissait pas la crise : son chiffre d'affaires annuel annuel est estimé à plus de 3 millions de livres. Le businessman sans scrupule vendait notamment son produit à des forces armées, qui ne se sont pas doutées une seconde de l'inefficacité d'un système qui bipait de façon totalement aléatoire.

C'est un client qui a mis la farce à jour après avoir passé un boîtier aux rayons X : les appareils étaient de simples coquilles vides. "Des soldats, des officiers de police et beaucoup d'autres ont accordé leur confiance à un appareil qui ne fonctionnait pas. Le jury a prouvé que vous le saviez, mais que vous avez persisté", a poursuivi le juge. L'armée française est-elle tombée dans le panneau ? Contactée par la rédaction de Metronews, elle n'a pas encore fourni de réponse...