"Mon royaume pour un cheval", aurait-il clamé, lors de la bataille de Bosworth en 1485, avant de mourir. Finalement, le roi anglais Richard III aura eu droit aux chevaux… de voitures. Ce matin, des scientifiques de l'université de Leicester ont affirmé que le crâne découvert sous le bitume d'un parking de Leicester est bel et bien celui du roi, immortalisé par Shakespeare.
Mais comment affirmer qu'il s'agit là de Richard III ? Déjà, le site est bien celui de l'ancienne église de Greyfriars, où il aurait été enterré par des moines franciscains. Les analyses estiment que le corps remonte à 1455-1540 et qu'il avait la trentaine. Son crâne présente huit blessures, toutes survenues peu de temps avant la mort et causées par des armes blanches, et la colonne vertébrale est tordue.
L'ADN a parlé
Le docteur Jo Appleby, de l'université de Leicester, estime "que les preuves sont très concluantes" quant à l'identification des restes. Une analyse ADN a été effectuée à partir des descendants encore vivants. La généticienne Turi King souligne que "malgré les difficultés, un échantillon a pu être prélevé sur le squelette. La comparaison est positive. L'ADN prouve qu'il s'agit de Richard III". Le maire de Leicester, Peter Soulsby, a déclaré que le squelette royal serait remis en terre au sein de la cathédrale de Leicester.
Richard III est né en 1452. Il est devenu roi (le dernier des Plantagenêts) en 1483. Le 22 août 1485, il est mort sur le champ de bataille de Bosworth, contre Henry Tudor. La légende dit que, lorsqu'il tomba, sa couronne roula sur le sol. Ce fut alors la fin des Plantagenêts, et le début du règne des Tudor. Toujours selon les croyances, son corps aurait été dénudé puis transporté jusqu'à Leicester, où il aurait été exposé. Mais d'autres prétendent que le corps aurait été jeté dans la rivière, ou que les moines franciscains l'auraient enterré à la va-vite dans leur église de Greyfriars. C'est d'ailleurs là que les restes ont été découverts.
















