Alexis Tsipras reste inflexible sur les retraites. Le Premier ministre grec a en effet prévenu ce dimanche qu'il respecterait le mémorandum avec ses créanciers mais qu'il ne cèderait pas à des "exigences déraisonnables", alors que les négociations sur la réforme des retraites approchent. "Les créditeurs doivent savoir que nous allons respecter l'accord à la lettre, mais cela ne signifie pas que nous cèderons à des exigences déraisonnables et injustes", a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal Real News.

"Nous ne nous sommes pas engagés à trouver l'argent exclusivement à partir de coupes dans les retraites", a fait valoir le premier ministre grec. "L'accord prévoit la possibilité de mesures équivalentes, que nous avons déjà mises en route". Pour autant, Alexis Tsipras concède que le système de retraites est "au bord de l'écroulement" et qu'il devrait être réformé.

Tsipras promet un retour à la croissance pour 2016

Un avis largement partagé par le secrétaire général du ministère du Travail, Andreas Nefeloudis, qui s'inquiète de l'éventuel impayé des pensions de retraite si aucune réforme n'est faite au cours de l'année. "Si nous ne nous occupons pas du problème du système de sécurité sociale aujourd'hui, dans un an nous ne pourrons plus payer les retraites", a-t-il prévenu.

Mais le Premier ministre reste optimiste quant à l'avenir de la Grèce et promet un retour à la croissance pour 2016. "Nous allons revenir à la croissance, mettre fin aux contrôles de capitaux, réduire la dette et revenir sur les marchés", a-t-il assuré.

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