17 millions de visiteurs et 11 milliards d'euros de recettes : le tourisme grec est sur une pente ascendante. A tel point que son économie s'en ressent. Une hausse de 15,5% du secteur sur les cinq premiers mois de l'année a permis au produit intérieur brut de ne se contracter que de 3,8% sur la même période, selon les données publiées vendredi par le service des statistiques.

A la même époque l'an passé, le secteur touristique plongeait de 20,8% en pleine crise avec 1 million de visiteurs et 1 milliard de recette en moins.

Et si la Grèce retrouve son attractivité, elle le doit en partie à des concurrents comme l'Egypte, la Turquie ou la Tunisie et leurs troubles politiques qui ont dissuadé les voyageurs.

Le patronat tempère

Une bonne nouvelle pour le gouvernement, qui doit désormais négocier avec les créanciers de la troïka. Ces derniers seront de retour à Athènes à la mi-septembre pour contrôler les avancées des réformes et l’état des comptes.

Face à cet optimisme, le patronat grec (SEV) a tenu tempéré la situation dans une lettre adressée à l'ensemble de la classe politique.

"Le prolongement de la crise est un danger collectif qui n’est pas passé. Malgré les pas importants effectués (...) nous n’avons pas encore mis les fondements pour la relance", s’inquiète le SEV, alors que le Premier ministre Antonis Samaras présente son projet d'économie pour 2014, dimanche. Il a d'ores et déjà annoncé que la croissance ne reviendrait pas avant la fin de l'année prochaine et qu'il n'y aura pas de "nouvelles mesures de rigueur".