Les blocages conduits par la grève des taxis sont désormais levés. Jeudi soir, le Premier ministre a rencontré l'ensemble des organisations de taxis - 17 organisations au total -, et annoncé dans la foulée un renforcement des contrôles des VTC. Manuel Valls a par ailleurs souligné l'importance de "mettre fin au conflit" après trois jours de forte mobilisation à Paris et en province.

Concrètement, le chef du gouvernement a annoncé un renforcement dans 12 départements des contrôles visant les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), accusées par les taxis de concurrence déloyale. Une réunion de suivi de ces contrôles aura lieu chaque semaine avec le nouveau médiateur du conflit, le député PS Laurent Grandguillaume. Enfin, Manuel Valls a laissé la porte ouverte à des aides financières pour les taxis les plus en difficulté. Il pourrait s'agir d'étalements fiscaux ou de cotisations sociales.

Des syndicats apaisés, quelques irréductibles

A la suite de cette réunion, plusieurs organisations professionnelles de taxis ont appelé les chauffeurs en grève à lever les barrages, comme l'Union nationale des taxis (UNT). D'autres syndicats (FO, CFDT, SDCTP) ou associations (Taxis de France), très actifs dans la mobilisation parisienne, se sont montrés ouverts à une levée du mouvement mais ont indiqué vouloir consulter la base avant toute décision. "On verra ce que cela va donner" a prévenu Kader Remana (CFDT-Taxis). On a déjà eu des promesses et on en est toujours au même stade", a-t-il souligné.

Tôt vendredi matin, quelques rassemblements de chauffeurs de taxis avaient toujours lieu à Paris, Toulouse et Marseille notamment. La Préfecture de police de Paris a annoncé la levée des blocages dans la capitale, et la reprise progressive de la circulation, rapporte France Info. Les taxis toulousains ont également annoncé mettre fin au mouvement dans la journée. Une vingtaine de taxis irréductibles restent mobilisés ce matin Porte-Maillot à Paris : ulcérés par la concurrence des VTC, ils réclament "une solution tout de suite", "ne veulent pas être baladés avec des promesses", "sachant qu'on ne peut pas mettre un policier derrière chaque VTC".

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