"Je suis sûr que Mandela doit sourire là-haut." Le général Thanduxolo Mandela ne croyait pas si bien dire, mardi, en s'adressant à la foule réunie au stade de Soweto pour rendre un dernier hommage à "Madiba". Difficile de ne pas s'attarder en effet sur la liste de bizarreries repérées mardi et qui s'allonge encore ce mercredi. Et dont les organisateurs d'une cérémonie - censée être réglée au millimètre près - se seraient bien passé.

  • Le "selfie" de Barack Obama

Le cliché éclipserait presque les millions de photos prises ce jour-là. Il faut dire que le "selfie" - un autoportrait pris à l'aide d'un smartphone - réalisé par la Première ministre danoise entourée des souriants David Cameron et Barack Obama a de quoi surprendre. Une attitude jugée peu respectueuse au vu des circonstances... même si le journaliste de l'AFP Roberto Schmidt a depuis depuis expliqué qu'à cet instant-là "les Sud-Africains dansaient, chantaient et riaient en l'honneur de leur leader disparu".

  • Le faux interprète

L'interprète en langue des signes était omniprésent sur scène durant l'hommage pour accompagner le cortège d'officiels qui se sont succédé au micro. Sauf que cet homme était... un imposteur. Selon un interprète officiel de la Fédération des sourds d'Afrique du Sud, "il gesticulait et bougeait juste ses mains dans tous les sens, (...) ne connaissait aucune règle de la langue." Plus surprenant : personne ne sait pour l'instant qui est ce "fake". Ni comment ce dernier a réussi à se glisser sur scène aux côtés des grands de ce monde.

  • Un stade à moitié vide

Une marée humaine était annoncée mardi matin à Soweto. Il n'en fut rien, avec un stade à moitié vide. En cause : une météo chaotique, une journée qui n'avait pas été déclarée fériée, mais aussi des mesures de sécurité drastiques rendant difficiles l'accès à l'événement. Ce qui n'a pas empêché le président sud-africain, Jacob Zuma de copieusement se faire huer au moment de prendre la parole...

  • Une poignée de main historique

Tout un symbole. Le président américain Barack Obama a serré la main de son homologue cubain Raul Castro en marge de son discours, un geste historique autant qu'inattendu. Washington a rompu ses relations diplomatiques avec La Havane en 1961 et la dernière poignée de main entre les dirigeants des deux pays remonte à l'an 2000, avec Bill Clinton et Fidel Castro.

  • Un cambriolage chez Desmond Tutu

Desmond Tutu, 82 ans, se trouvait mardi à Soweto où il a prononcé la bénédiction de clôture. Sauf que, en marge de la cérémonie, la maison de l'ancien archevêque anglican a été visitée par des cambrioleurs. "Nous ne sommes pas en mesure de dire exactement ce qui a été volé" a assuré un porte-parole du Prix Nobel de la Paix en 1984, précisant que "la maison n'a pas été pillée".