Le personnel des hôpitaux de Marseille a de nouveau dénoncé jeudi l'insécurité en milieu hospitalier, après l'évocation dans la presse de la prise d'otage qui aurait été passée sous silence dans la nuit du 12 au 13 août, à l'hôpital Nord.

Cette nuit là, la police avait été appelée à l'Hôpital Nord pour un homme, blessé par balles dans une tentative de règlement de comptes, qui avait menacé pendant un quart d'heure le personnel avec une arme. Cet homme avait été transféré dans une chambre quelconque et avait peur de représailles de ses agresseurs,

Aucune arme n'avait finalement été trouvée par les policiers. Interrogé mercredi, le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Pierre-Marie Bourniquel, a démenti toute "prise d'otages".

"Les soignants qui ont été victimes de l'agression n'ont pas porté plainte car ils ne voulaient pas donner leur identité par peur des représailles", explique le professeur Pascal Thomas dans La Provence de jeudi.

Une "situation banale"

"Le personnel n'est plus en mesure d'assurer ses fonctions dans la sécurité. Ce type de situation devient banal !", a dénoncé jeudi auprès de Audrey Jolibois, secrétaire générale adjointe à l'AP-HM de Force ouvrière (premier syndicat).

Dénonçant un "grave incident", l'élue marseillaise Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Handicapés, indique que "le directeur de l'AP-HM en a fait état devant le Premier ministre le 20 août 2013 lors d'une réunion au service des urgences de l'hôpital de la Conception".

"Au cours de cette réunion, il a été décidé d'actualiser la convention entre les forces de l'ordre et l'hôpital afin de mieux protéger les patients et les personnels hospitaliers. La convention est prête et sera présentée prochainement", indique-t-elle.