C’est une histoire étonnante que raconte Midi libre. Louis Olivanti, retraité de 84 ans, récemment installé dans la commune de Sainte-Colombe-sur-L'Hers (Languedoc-Roussillon) a eu la surprise d'apprendre que le don de son corps a la science n'était pas gratuit. L'homme, qui habitait dans la région de Lille auparavant, avait exprimé dix ans plus tôt le voeu de léguer son corps à la faculté de la ville. Suite à un déménagement dans le Sud de la France, il avait demandé le transfert de son dossier. Celui-ci s'était soldé par un échec. Et le parcours d'obstacles ne s'arrête pas là.
Après avoir effectué une nouvelle démarche auprès de la faculté montpelliéraine, il a reçu un courrier provenant du laboratoire d'anatomie.. A l'intérieur de l'enveloppe, une demande de 409 euros pour frais de dossier, qui lui permettrait d'obtenir sa carte de donneur. Cette dernière autorise, en cas de décès, le transfert d'un corps destiné à l'apprentissage des étudiants et à leur perfectionnement en matière de chirurgie.
"Pourquoi ne pas faire payer les dons du sang ?"
Cette réponse a provoqué un certain émoi chez Louis Olivanti. "A Lille, lorsque j’ai fait la même démarche, c’était gratuit. C’est incompréhensible. A ce rythme-là, pourquoi ne pas demander de payer pour faire des dons du sang ou des dons d’organes ?" s'est scandalisé le volontaire.
L'homme s'est ensuite empressé d'envoyer un courrier au laboratoire, manifestant sa stupéfaction. Sans réponse. Pauline Lerouge, de la faculté lilloise, contactée par Midi Libre, confirmait que la gratuité de l'acte dans leur laboratoire restait exceptionnelle car ils prenaient en charge la crémation. Un “geste” financier que la faculté montpelliéraine, à l'image de 26 autres centres de don du corps en France, ne peut plus se permettre. Ils facturent désormais frais de dossier et frais d'inhumation. Appelant donc les volontaires à montrer toujours plus de générosité.















