Ce qu'il va continuer à payer.

L'impôt sur le revenu. Sur ses revenus de source française, l'acteur continuera à payer des impôts. "L'impôt sur le revenu est plus élevé en Belgique, il vaut donc mieux dans ce cas bénéficier de la nationalité française", explique pour Metro Vincent Drezet, secrétaire général du syndicat Solidaires finances publiques. Le taux maximal d'imposition en Belgique est en effet de 50%, alors qu'il est actuellement de 41% en France.

L'Impôt sur la fortune. Pour ses biens détenus en France, Gérard Depardieu devra payer l'ISF qui concerne le patrimoine d'une valeur de plus d'1,3 millions d'euro net. "En résidant en France, il paie l'ISF sur ses biens détenus dans le monde entier. Mais en résidant à l'étranger, il ne paiera l'ISF que sur ses biens détenus en France", souligne Vincent Drezet. L'acteur fera donc des économies. Et il pourrait même y échapper s'il détient en France 100 millions d'euros d'actifs financiers, bénéficiant d'une exonération pour les non-résidents.

Les taxes foncières. L'acteur possède un château dans le Val de Loire et bientôt une villa en Normandie sur lesquels s'applique une taxe foncière, à laquelle il ne peut pas échapper. Même chose pour l'impôt foncier sur les vignes qu'il possèderait un peu partout en France.

Ce qu'il ne paiera plus.

Les taxes sur les plus-values. "S'il veut vendre ses sociétés, il va réaliser une plus value, détaille Vincent Drezet. Or, celle-ci ne sera pas imposée en Belgique car cet impôt n'y existe pas".

La contribution exceptionnelle sur la fortune. Cette taxe a été mise en place par le gouvernement actuel pour compenser le manque à gagner engendré par les allègements adoptés en 2011. Au plus haut, elle s'élève à 1,80% de la valeur du patrimoine. « Il devrait y échapper car elle n'a été mise en place que cette année », estime Vincent Drezet.

La taxe de 75%. Il échappera à cette taxe sur les très hauts revenus, sachant que Gérard Depardieu est directement concerné avec un revenu annuel estimé à deux millions d'euros.