La troisième affaire de ce genre en moins d'un mois. Six hommes ont été arrêtés dans une nouvelle affaire de viol collectif d'une femme montée dans un autobus, dans le nord de l'Inde. Ils "sont suspectés d'avoir violé une femme de 29 ans (...) après l'avoir amenée de force dans un endroit inconnu dans la nuit du 11 janvier", a indiqué dimanche la police, précisant qu'un septième suspect était activement recherché.

Déposée au bord d'une route après son viol

La victime était montée à bord d'un autobus vendredi pour se rendre dans sa belle-famille, dans l'Etat du Pendjab (nord). Elle a alors été enlevée et conduite à motocyclette dans une maison près de la ville d'Amritsar, a indiqué Raj Jeet Singh, officier de police. "Après avoir été enlevée, la dame a été violée brutalement par les sept suspects, tout au long de la nuit", a indiqué un policier. Les agresseurs l'ont ensuite déposée au bord de la route, près du village de sa belle-famille, où elle a raconté son calvaire à ses belles-sœurs.

Cette agression intervient moins d'un mois seulement après un fait divers semblable qui a révolté le pays. A New Delhi, une étudiante kinésithérapeute de 23 ans est décédée après avoir été agressée par six hommes dans un bus. Son compagnon, qui revenait d'une sortie au cinéma avec elle, a quant à lui été tabassé. Les agresseurs présumés de cette jeune femme sont, depuis une semaine, jugés à huis clos.

"Laxisme" des policiers

Le 7 janvier, Metro vous parlait également d'une autre affaire : une jeune femme de 21 ans a été retrouvée morte dans la banlieue de New Delhi. Son corps portait les traces d'un viol collectif. La victime avait disparu alors qu'elle quittait son travail dans une usine de Noida. Son père avait alerté les policiers, qui n'avaient pas pris au sérieux cette affaire. Depuis, deux des trois agresseurs présumés ont été arrêtés, quatre agents de police suspendus et un cinquième muté. 

Dimanche, un responsable politique de l'Etat du Pendjab, membre du parti du Congrès (au pouvoir), Partap Singh Bajwa, a d'ailleurs accusé la police de ne pas effectuer des contrôles dans les bus circulant dans la région. "C'est à cause du laxisme de la police qui ne prend jamais la peine de s'assurer de la sécurité des bus qui circulent la nuit sur les routes nationales".