La magnitude du séisme a été estimée entre 6,1 et 6,3. Un tremblement de terre a secoué mardi une zone rurale du sud de l'Iran, faisant au moins 37 morts et 850 blessés. Mais le Croissant-Rouge iranien craint que le bilan ne s'alourdisse.

Le chef du Croissant-rouge iranien, Mahmoud Mozafar, a décrété mercredi la fin des opérations de sauvetage car, selon lui, "plus personne ne se trouve sous les décombres". D'après son organisation, le séisme a endommagé 800 maisons et plus de 90 villages, dont deux petits totalement détruits, dans la zone de Khormoj. Plus de 2 000 tentes ont été montées pour abriter les survivants. Selon la télévision, les communications téléphoniques ont été coupées dans le secteur touché où près d'une quinzaine de répliques ont été enregistrées, la plus forte étant mesurée à 5,3 de magnitude. Les autorités ont promis de rétablir l'eau et l'électricité le plus rapidement possible.

"Aucun dégât à la centrale nucléaire"

Autre inquiétude : la centrale nucléaire. Kaki, ville épicentre du séisme, est située à seulement 89 km au sud-est de la ville côtière de Bandar Bouchehr, où se trouve l'unique centrale du pays. Les autorités se sont voulu rassurantes sur l'impact de la secousse sur la zone nucléaire. "Aucun dégât n'a été enregistré à la centrale nucléaire de Bouchehr", a assuré le gouverneur. L'ingénieur en chef de la centrale, Mahmoud Jafari, a également affirmé à la télévision qu'il n'y avait eu "aucune rupture dans les protocoles opérationnels ou de sécurité", la centrale étant, selon lui, arrêtée pour des «travaux de maintenance» au moment du séisme. il a également assuré que le site avait été "conçu pour résister à un séisme supérieur à une magnitude 8".

La centrale nucléaire de Bouchehr, construite au bord du Golfe par la Russie qui fournit son combustible, a connu de nombreux déboires et arrêts techniques depuis son entrée en production à l'automne 2011. Moscou avait repris en 1995 la construction du bâtiment, commencée par les Allemands avant la révolution islamique de 1979.

L'Iran, qui fêtait mardi la Journée nationale de la technologie nucléaire, est situé sur plusieurs failles sismiques importantes et a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs. Le séisme le plus meurtrier ces dernières années a tué 31.000 personnes à Bam (sud), soit un quart de la population de la ville, en décembre 2003. En août 2012, deux secousses de magnitude 6,3 et 6,4 avaient fait 306 morts et plus de 3.000 blessés près de la ville de Tabriz (nord-ouest).