La modération dont est censée faire preuve le nouveau président iranien ne s'applique visiblement pas à Israël. Restant dans la droite la ligne de son prédécesseur Hassan Rohani s'en est pris à l'Etat hébreu vendredi, à la veille de sa prise de fonction, comparant Israël à une "blessure dans le corps du monde musulman qui doit disparaître". Des propos qui intervenaient lors de la Journée de Jérusalem, organisée par le pouvoir iranien en solidarité avec les Palestiniens et contre Israël.

Israël reste ainsi l'ennemi numéro un de la République islamique d'Iran. "Le régime sioniste est une blessure qui existe depuis des années dans le corps du monde musulman et cette blessure doit disparaître", a affirmé Hassan Rohani qui a également critiqué la relance du processus de paix entre Israël et la Palestine. "Sous prétexte de compromis (négociations de paix avec l'Autorité palestinienne, ndlr), Israël continue sa nature agressive", a-t-il estimé.

L'Iran refuse toujours de reconnaître Israël

Des attaques auxquelles le Premier ministre Benyamin Netanyahu n'a pas manqué de répondre, estimant que le nouveau président iranien élu en juin montrait ainsi son "vrai visage" : "Le vrai visage de Rohani a été dévoilé plus tôt que prévu. Même si les Iraniens s'empressaient maintenant de nier ses propos, c'est ce qu'il pense et c'est le plan d'action du régime iranien", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre israélien faisait ainsi référence au profil de modéré mis en avant par Hassan Rohani et les médias étrangers, lors des élections présidentielles. Soutenu par une coalition de modérés et réformateurs, il s'opposait en effet aux conservateurs, prônant une politique "d'entente constructive avec le monde" sans céder sur les droits nucléaires de l'Iran accusé par Israël et l'Occident de vouloir se doter de l'arme atomique. La rhétorique de Téhéran face à Israël n'a donc pas changé d'un pouce. Cet Etat islamique refuse de reconnaître l'existence d'Israël et les responsables iraniens qualifient l'Etat hébreu de "régime sioniste illégitime", tout en niant également l’Holocauste.