Quelques jours après l'expulsion d'un ressortissant marocain lié à un groupe salafiste, la lutte contre l'islamisme radical se poursuit. Quatre personnes ont été interpellées mardi matin en région parisienne dans le cadre d'une enquête dans les milieux de l'islamisme radical, a-t-on appris de source policière.
L'opération a été menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Aucun détail n'a été communiqué sur la nature de ce qui était susceptible d'être reproché aux personnes arrêtées.
L'acheminement de jihadistes vers le Sahel
Cette interpellation de quatre personnes dans les milieux islamistes radicaux est liée à "l'arrestation d'un individu il y a quelques mois" à la frontière entre le Niger et le Mali, a indiqué le ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur BFMTV et RMC. Le ministre a mis en garde les candidats français au jihad, estimant que les services en avaient recensé "plusieurs dizaines en Syrie" et "quelques individus au Sahel".
Menée par le juge antiterroriste Marc Trévidic, cette enquête porte sur une filière d'acheminement de jihadistes vers le Sahel, a indiqué une source policière. Trois Franco-Congolais et un Malien ont été interpellés en région parisienne, a-t-on ajouté sans plus de précision.
Un "salafisme dévoyé" selon Valls
Lundi soir, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui s'exprimait devant 100 imams au Mémorial de la Shoah de Drancy, a de nouveau mis en garde contre l'islamisme radical, estimant que dans un certain nombre de quartiers, où la misère, le chômage et l'échec scolaire se sont imposés", les autorités avaient "laissé progressivement s'installer un autre ordre que la République".
Cet ordre "mélange le religieux avec la délinquance et le trafic de drogue et impose un ordre déviant à une partie de notre jeunesse", a-t-il déclaré, appelant à "combattre ce salafisme dévoyé qui nous vient d'un certain nombre de pays, d'Egypte notamment, où l'on forme aujourd'hui à ce discours de haine".
















