C'est le nombre de victimes du tsunami qui a frappé la côte Est de l'archipel du Japon, le 11 mars 2011.
Un an jour jour pour jour après la catastrophe, le Japon tout entier s’est recueilli. Ce dimanche 11 mars, à 14 heures 46, l’archipel s’est figé. Dans la rue, les entreprises, les magasins… les Japonais ont observé un moment de recueillement à la mémoire des disparus.
Dans la gare de Tokyo, les trains se sont immobilisés. La Tokyo Sky Tree, du haut de ses 634 mètres, affichait des messages d’encouragement aux familles des victimes. "Le premier anniversaire du grand tremblement de terre de Kobé de 1995 s’était déroulé dans la joie : la reconstruction dans les territoires dévastés était quasiment achevée. Les Japonais regardaient l’avenir avec confiance et espoir", raconte Keiko, un cadre de 37 ans.
"Profond chagrin"
Ce n’est pas le cas cette fois-ci. La tristesse, l’incompréhension et le doute étaient palpables dans les rues de Tokyo où établissements scolaires, associations de quartier ou syndicats avaient organisé des réunions de recueillement. Ce dimanche, dans les rues de la capitale, on ne pouvait acheter un journal, zapper sur une chaîne de télévision ou allumer la radio sans tomber sur des témoignages ou sur des émissions commémoratives.
Les politiques, décideurs et leaders d’opinion s’étaient donné rendez-vous au Théâtre national pour écouter les discours de l’empereur Akihito et du Premier ministre, Yoshihiko Noda. Devant 1 200 personnes, le chef du gouvernement a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a fait part de "son profond chagrin".
Il a ensuite promis de reconstruire "les zones sinistrées", et s’est engagé à "transmettre aux générations futures les leçons de la tragédie". Il a par ailleurs souhaité que "l’esprit d’entraide" se perpétue dans le pays. A l’ambassade de France, le drapeau tricolore était en berne et une minute de silence a été observée.
















