Désengorger la machine judiciaire et améliorer la répression de certains délits routiers. C’est l’objectif sur lequel planche Jean-Jacques Urvoas, selon Le Monde, le ministre de la Justice envisageant de dépénaliser certains délits routiers. La mesure pourrait arriver en mai, en première lecture, à l’Assemblée nationale.

"C’est une des pistes sur lesquelles nous travaillons", aurait ainsi confié, selon le quotidien, le ministre en marge d’un déplacement la semaine dernière à la prison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Il s’agirait de remplacer l’amende pénale par une contravention, "plus rapide à infliger sans être plus clémente" précise Le Monde.

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Le "laxisme" de Taubira

Cette mesure a des airs de déjà-vu. Elle figurait dans le projet de loi "justice du XXIe siècle", présentée par Christiane Taubira en juillet 2015. Sauf que la ministre l'avait remisée aux calendes grecques, en raison du tollé provoqué au sein des associations de victimes, qui ont pointé du doigt le supposé laxisme de cette idée. La publication de mauvais chiffres de la mortalité routière avait achevé cette mesure.

Fraîchement arrivé place Vendôme, Jean-Jacques Urvoas songerait donc à ressortir ce dossier. Surtout que le ministre ne dispose que de 14 mois pour laisser une trace au ministère. "Reste à savoir comment présenter la mesure pour la faire comprendre par l’opinion", fait-on savoir au sein de son cabinet.

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