Jean-Louis Borloo, qui a pris la tête d'un nouveau groupe à l'Assemblée nationale, s'est revendiqué mercredi 20 juin comme le nouveau patron du centre en France. Le président du Parti Radical a expliqué qu'il "reprenait le flambeau", après notamment l'échec de François Bayrou aux législatives.
Interrogé sur Europe 1 sur le fait de savoir s'il se considérait comme le nouveau patron du centre après avoir pris la présidence d'un nouveau groupe à l'Assemblée, Jean-Louis Borloo a assumé: "d'une certaine manière, en ayant été élu à l'unanimité, ça y ressemble", a-t-il lancé.
"François Bayrou a suivi une stratégie du "ni ni" (ni à droite ni à gauche) mais, traditionnellement le centre, ce sont les modérés qui pèsent sur la droite, c'est cela la réalité", a expliqué le patron des radicaux à propos de la disparition de François Bayrou des bancs de l'Assemblée nationale. "Beaucoup de gens s'y retrouvent (dans le centre, ndlr) mais ils ont besoin de savoir: dans quel type d'alliances. Donc, aujourd'hui oui, je reprends ce flambeau", a-t-il ajouté.
Interrogé sur le rôle que pourra jouer ce nouvel ensemble centriste dans les prochaines échéances électorales, Jean-Louis Borloo a évité d'aborder la question sensible de la présidentielle de 2017. "On n'en est pas là, mais sur les municipales oui, sur les régionales oui, sur les européennes oui", a-t-il expliqué.
"Personne n'avait compris ma position, en novembre dernier, lorsque j'avais dit que ce n'était pas à la présidentielle que se reconstitue le centre dans la Ve République, c'est aux élections législatives, je vous avais dit que je prenais date. J'ai tenu parole", a-t-il conclu.
Le président des radicaux a annoncé mardi qu'il prenait la présidence d'un nouveau groupe à l'Assemblée baptisé "Union des démocrates et indépendants" (UDI), rassemblant des indépendants, des radicaux et des centristes et qui comptait 17 membres au moment de sa création.
L'ancien patron des députés UMP Christian Jacob, candidat à sa succession, "regrette" que Borloo quitte le groupe UMP. Interrogé, au micro d'I-télé, ce dernier a estimé que "la vocation de l'UMP, c'est d'être rassemblée." Et d'ajouter : "J'aurais souhaité que Jean-Louis et ses amis restent à l'UMP. Je pense qu'il faut qu'on trouve les moyens d'avoir la famille rassemblée, ça n'a pas de sens aujourd'hui d'être éclaté."
















