C'est désormais officiel : l'armée française a transféré ce mercredi aux forces afghanes le contrôle de la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. Il s'agit du dernier territoire, particulièrement instable, dont elle avait la responsabilité en Afghanistan.
Le transfert de la Kapisa, annoncé le 13 mai dernier par le président afghan Hamid Karzaï, a été entériné à la mi-journée lors d'une cérémonie dans la capitale provinciale Mahmood-e-Raqi, en présence de représentants des pays de l'Otan et afghans, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Une étape importante sur la voie du retrait
Le drapeau afghan y a été hissé sur un mât placé devant le siège des autorités provinciales, en remplacement de celui de la force de l'Otan (Isaf, sous la bannière de laquelle sont déployés les soldats français).
Les soldats français ont essentiellement été déployés à Kaboul, dans le district de Surobi et la Kapisa, tous deux proches de la capitale. La mission en Kapisa, très infiltrée par les rebelles, est considérée comme la plus difficile pour les Français en Afghanistan depuis leur arrivée dans le pays à la fin 2001.
Après plusieurs attaques meurtrières pour les soldats français, l'ancien président Nicolas Sarkozy avait décidé d'anticiper à 2013 le retrait des forces combattantes françaises. Après son élection en mai dernier, son successeur Français Hollande a décidé d'avancer cette échéance à la fin 2012, soit deux ans avant la date de retrait prévu des forces combattantes de l'Isaf.

















