250 partisans des Frères musulmans poursuivis pour meurtre
L'agence de presse gouvernementale MENA rapporte que 250 partisans supposés des Frères musulmans sont visés par une enquête pour meurtre, tentative de meurtre et terrorisme. Aucun détail n'est donné sur les conditions de ces poursuites ni sur le délai de la procédure. Depuis mercredi 14 août, 1 004 sympathisants des Frères musulmans ont interpellés dans tout le pays, dont 558 au Caire lors de manifestations violentes.

L'UE réexaminera ses relations avec l'Egypte si la violence ne cesse pas.
Les dirigeants de l'Union européenne, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso, ont averti dimanche le gouvernement égyptien que l'UE était prête à "réexaminer" ses relations avec ce pays si les violences ne cessent pas.

Dans un long communiqué, le président de l'UE et celui de la Commission européenne avertissent qu'une nouvelle escalade de la violence pourrait avoir "des conséquences imprévisibles" pour l'Egypte et la région. Et de préciser que la responsabilité d'un retour au calme revient à l'armée et au gouvernement.

"Les appels à la démocratie et aux libertés fondamentales venant de la population égyptienne ne peuvent pas être ignorés, et encore moins être noyés dans le sang", soulignent notamment les dirigeants européens.

Appel à de nouvelles manifestations dimanche après-midi
Les partisans des Frères musulmans ont appelé à des manifestations dimanche en Egypte, et plus précisément au Caire, au lendemain de l'évacuation houleuse d'une mosquée dans la capitale, où étaient retranchées des centaines de manifestants. Ces nouvelles protestations annoncées font craindre de nouvelles violences après quatre jours de heurts qui ont fait plus de 750 morts.

Au total, les 385 personnes qui se trouvaient, samedi, à l'intérieur de la mosquée Al-Fath, ont été évacuées par les forces de l'ordre après une nuit de siège, ont été arrêtées, a annoncé le ministère de l’Intérieur.