Successivement associée du cabinet d'avocats international Baker & McKenzie, ministre de l'Economie et des Finances et directrice du FMI, Christine Lagarde n'est pas la moins légitime pour s'exprimer sur la réussite professionnelle en tant que femme.

Invitée de l'émission Meet The Press sur la chaîne américaine NBC, elle s'est exprimée sur ce thème en réaction à la nomination de Janet Yellen, première femme à prendre les rênes de la Réserve fédérale américaine (FED). L'ancienne ministre, qui estimait du temps de Bercy qu'il y avait "trop de testostérone" dans la politique française et jugeait il y a peu que "l’égalisation des chances offertes aux femmes s’enlise", se réjouit d'être "un modèle" pour la jeune génération. Pour l'actuelle patronne du FMI, "si l'on donne l'espoir aux jeunes filles qu'elles peuvent y arriver, c'est génial parce que, oui, elles peuvent y arriver !"

"S'appuyer sur les femmes et les hommes"

Pour ce faire, Christine Lagarde fait de la "compétence" la condition "sine qua non" de la réussite. Mais "travailler dur, étudier, s'engager dans ce que l'on fait" n'empêche pas les femmes de rencontrer des obstacles parfois élevés dans leurs carrières. Des barrières qu'il s'agit de surmonter "en s'appuyant sur les femmes et les hommes autour de vous", prodigue la directrice de l'institution monétaire.

Enfin, il y a l'humour. "Ne vous prenez pas trop au sérieux et essayez de garder le sens de l'humour. Cela aide", poursuit Christine Lagarde, qui garde en tête la recommandation que son entraîneur de natation synchronisée lui adressait, du temps de sa jeunesse, dans un bassin du Havre : "souris et serre les dents !".